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vendredi 26 juin 2015

Swap petites maisons d'édition!

Une fois n'est pas coutume, j'ai été super gâtée! J'ai participé avec LaurenceAuthentique au swap "Petites Maisons d'édition" organisé par Julia Little Daisy sur Livraddict... Et j'ai eu dix fois plus de choses que ce qui était nécessaire!

Petit déballage en photos pour fêter ça!



Une jolie carte colorée et estivale (avec un petit mot trop choupi dessus)

Chaque paquet était accompagné d'un petit mot me donnant des indices ou m'expliquant le choix du livre...

Le paquet encore intégral!

Des friandises et du thé à s'en faire péter le bide! Dont un petit pot de gelée de lavande faite maison... Qui s'avère être un régal!

De très jolis marque-pages personnalisés...

...dont deux basés sur mes illustrations!


De petits post-it en forme d'animaux (ici, les cochons, mais j'ai aussi eu un panda!)

Et les livres! Trois titres que je ne connaissais pas et que j'ai hâte de découvrir : Karoo de Steve Tesich, Le ventre lisse d'Olivier Delahaye, et un très chouette album, La très grande carotte de Satoe Tone! Je suis ravie!

Tadaaaaaaaaa! Avec en plus eux petits surprises pour l'amoureuse de pachydermes que je suis : une ardoise autocollante et un petit bijou de bracelet en forme d'éléphants! J'étais SUPER CONTENTE!

Mais ce n'est pas tout... Laurence avait suivi mes déboires pour tenter de recontacter la personne avec qui je faisais le swap sur les contes de fée, et qui n'a jamais redonné de nouvelles après la réception de mon colis... J'étais déçue, frustrée et triste, mais Laurence a glissé un deuxième petit paquet pour me consoler. C'était adorable, j'en suis très touchée, et j'ai très envie de lui renvoyer un paquet très vite pour la remercier!

Trois supers livres (dont Deux soeurs qui était dans ma wishlist), un stylos à paillettes doré, plus de marque-pages, le DVD de L'histoire sans fin, de quoi me faire un super chocolat chaud, et des extraits de Malenfer!



Je suis ravie d'avoir pu mieux faire connaissance avec Laurence qui avait participé à Avril en Albums, et je pense qu'on peut maintenant dire qu'on est de bonnes copines! :)

Si vous voulez voir la vidéo où elle déballe le colis que je lui ai envoyé, c'est par ici!

A très vite pour d'autres swaps ;)

mardi 23 juin 2015

"Nous appelons réel ce que beaucoup voient et rêve ce qui n'est vu que par un seul."

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé d'un livre "pour les grands", et je n'ai pas choisi le plus simple pour m'y remettre! Un visage pour l'éternité est un roman de C.S.Lewis, le papa de Narnia. C'est mon amie Elora qui me l'a offert à Noël dernier, je n'avais jamais rien lu de Lewis, et j'ai été ravie de commencer à découvrir son univers grâce à ce roman qu'il qualifiait lui-même comme l'une des grandes œuvres de sa vie.

"Le roi de Glome a trois filles. L'aînée, Orual, est fort laide, et porte une affection démesurée à Istra, la benjamine, la plus belle et la plus douce créature de ce royaume barbare. Mais, victime de l'obscurantisme religieux, cette dernière est sacrifiée au dieu de la Montagne grise.
Des années plus tard, Orual est devenue reine, une souveraine crainte et respectée. Meurtrie par les regrets et la solitude, elle se souvient de l'enseignement d'un vieil esclave grec ramené par son père lors d'une campagne, et entreprend le récit de son combat contre les dieux."

C.S.Lewis se propose donc de revisiter le mythe de Psyché (cliquez ici pour un rappel mythologique!), mais du point de vue de la sœur aînée de la fratrie. L'action se situe dans le royaume barbare fictif de Glome, où les balbutiements de l'Antiquité commencent à prendre le pas sur une société et des coutumes encore profondément primitives. Le paganisme ambiant est omniprésent, parfois lourd et pesant. Les superstitions et la crainte des dieux sont partout. Cependant la Grèce, la magnifique, merveilleuse et étincelante Grèce, n'est jamais loin ; sa philosophie et son rationalisme sont incarnés dans le personnage du Renard, un esclave grec très instruit qui éduquera les filles du roi comme les siennes.

Orual, narratrice et personnage principal, est pleine d'esprit, intelligente et vive, mais très laide. Sa plus jeune sœur, Istra (alias Psyché), est d'une beauté sans pareille, douce, tendre, joyeuse, proche de la nature et des gens. C'est la perfection d'Istra qui mènera le peuple à réclamer son sacrifice afin d'apaiser les divers maux dont les dieux semblent l'avoir accablé. Folle de désespoir de voir cette sœur qu'elle adore comme sa propre enfant sacrifiée au caprice des dieux, Orual entreprend de braver la volonté des dieux, tiraillée par la curiosité, désireuse de savoir s'ils existent bel et bien ou si Istra est simplement condamnée à se faire dévorer par des bêtes sauvages au sommet de la montagne, pour récupérer sa sœur et la reprendre aux dieux.

A ceux qui s'attendent à un roman de pure fantasy, je vous préviens : il n'en est rien. Un visage pour l'éternité est avant tout une plongée dans le mythe pour en extraire l'essence et le moderniser, tout en absolvant le personnage de la sœur de Psyché, victime de sa curiosité. En effet, nous sommes moins dans une aventure magique que dans une réflexion mystique. Orual, c'est l'Homme face à l'incompréhensible, c'est l'humanité en quête de savoir, c'est la part de scepticisme qui existe en chacun de nous. Istra, elle, est au contraire l'innocente qui accepte et qui trouve le bonheur dans ce qu'elle ne peut pas comprendre, assurée de la bienveillance et de la justice des puissances supérieures. Ajoutons à cela le duo que forment le Renard, l'esclave grec adepte de Socrate, et Barda, le chef de la garde croyant, humble et superstitieux, et nous assistons tout le long du roman à un duel entre rationalité et foi. 

Lewis fait beaucoup de choses dans cette réécriture, mais il s'attelle en premier lieu à racheter la sœur de Psyché, une personne jalouse et malveillante dans le mythe original (un peu comme les belles-sœurs de Cendrillon), pour en faire une femme débordante d'un amour passionné pour sa jeune sœur, un amour dévastateur et possessif qui, elle finira par s'en rendre compte, fut la cause de toutes ses mésaventures.

Ce roman vous happe et vous fascine. Le côté très primitif de l'univers dans lequel tout se déroule a quelque chose d'universel et de profondément ancré en nous ; les tiraillements de la narratrice sont ceux qui habitent tout le monde un moment ou l'autre... La seconde partie du roman - soit les 60 dernières pages - sont un peu plus lourdes à lire, la résolution de l'histoire ne se faisant qu'au prix d'une expérience mystique dense, où chaque lecteur y verra la fin qu'il comprend.

Pourquoi devriez-vous lire Un visage pour l'éternité? Pour vivre une expérience de lecture riche, qui vous fait mûrir et réfléchir, pour redécouvrir les mythes sous un autre œil, pour découvrir autre chose que Narnia... Un texte fort dont vous ressortirez changés!

Je vous encourage fortement à lire la chronique d'Alexandra du blog La bouteille à la mer, qui est excellente, beaucoup plus complète et très juste.

jeudi 18 juin 2015

"Oui, c'est exactement ce que je pourrais faire. Sauf que."

J'aime beaucoup quand les éditeurs habillent les livres pour les petits comme des livres pour les grands. C'est le cas ici, avec des livres aux couvertures claires, quelques taches de couleurs, des livres qu'on est fiers de lire devant les copains. La collection Premier roman de chez Actes Sud Junior propose aux lecteurs (à partir de 8 ans, qu'y disent sur les couvertures) une série de textes de qualité, intelligents, drôles et différents. Aujourd'hui je vous parle de Sauf que d'Anne Vantal, paru en 2014.

Valentin, un petit garçon spécial comme disent ses parents, est sur la route de l'école. Valentin adore les chiffres, a ses petites habitudes, aime observer les gens monter et descendre du bus... lorsqu'il trouve, un matin, un portefeuille dans le caniveau. Ce petit événement qui sort de son quotidien bien rôdé va bousculer sa routine, au plus grand déplaisir de notre jeune héros.

"Je suis pétrifié devant l’abri d’autobus à soupeser le pour et le contre. Pour : je vais jusqu'au caniveau, je ramasse le petit rectangle noir, et je prends une décision. Contre : je risque de m’attarder, ce qui m’obligerait à courir et à faire des pas superflus qui viendraient ruiner mes statistiques. Je décide de passer mon chemin. Sauf que."

Le texte est d'une finesse exquise. On observe Valentin cogiter, chercher les meilleures solutions à tous les petits obstacles qui se dressent sur sa mission. Rien ne nous dit que Valentin est spécial, justement. Peut-être un poil maniaque, très curieux, mais difficile de mettre la main sur ce qui le rend, apparemment, différent des autres, jusqu'à la fin du roman où on comprend. 

Ce petit ouvrage court est curieux et émouvant. On le lit d'une traite, en se prenant d'amitié pour ce petit garçon finalement pas si différent, que l'on se met à comprendre et à soutenir.

Un petit roman, certes, mais un roman fort, qui permet de se mettre à la place de l'autre et de mieux tolérer ses bizarreries.

mercredi 17 juin 2015

"Parfois, le mou nous surprend. Mais le plus souvent, il ne se passe rien."



J'ai été absente quelques jours mais ce n'est que pour préparer le meilleur, je vous le promets! Aujourd'hui, pour repartir sur les chapeaux de roue, je vous parle d'un album inclassable, j'ai nommé Les Mous de Delphine Durand, paru aux éditions du Rouergue cette année.

En grande amatrice de WTF et autres délires sans queue ni tête, j'ai été plus que charmée par ce bouquin, entre encyclopédie, mode d'emploi et grand n'importe quoi. Les Mous, créatures en forme de patates et dotées de petites jambes plus ou moins ridicules, existent de toutes les couleurs, à poils longs, à orteils, avec ou sans narines, à lunettes, à jambes longues... De là à dire que chacun peut trouver son mou, il n'y a qu'un pas!

Les Mous sont apparus pour la première fois dans un autre livre de Delphine Durand, Ma Maison, également aux éditions du Rouergue, avec le personnage de Gouniche, un mou à chapeau très sympathique!
Pourquoi devriez-vous mettre le nez dans Les Mous, ce truc un peu taré dont on ne peut pas voir, à première vue, l'intérêt?
  • Parce que c'est drôle : petits et grands ne peuvent que rire face à tant de naïveté et de bêtise. Les situations s'enchaînent, entre scènes descriptives incongrues et zooms sur une caractéristique inutile mais ô combien indispensable de ces petites créatures. 
  • Parce que c'est un livre qui déborde de créativité : mais où Delphine Durand va-t-elle piocher ses idées? A chaque page, elle nous surprend, nous étonne, nous fait rire grâce au décalage qu'elle opère entre l'étude scientifique qu'elle met en place et la créature ridicule (mais attachante) qu'elle met en avant. On ferme le livre avec l'envie d'inventer encore plus de mous, d'en accrocher sur les murs et dans cacher dans les tiroirs!
  • Parce que ça change : dans les rayons jeunesse des librairies, on est assaillis de zombies, de sorcières, de loups, de chiens et de chats, de héros de licences sans cesse remasterisés... Les Mous est un ovni bienvenu, divertissant, qui permet d'ouvrir nos horizons comme ceux de nos enfants!
  • Parce que ça fourmille de détails : on ne se contente pas de nous présenter les mous, c'est une véritable armée de ces petites bêtes qui envahissent les pages! Les détails, le soin apportés aux petits clins d’œil, permettent de passer de longs moments avec les enfants à chercher tous les secrets de la page. Un livre qui crée le dialogue et le jeu en plus du rire, ça se prend, non?

Alors, convaincus? Je vous invite vraiment à découvrir de très chouette livre, que vous feuilletterez avec plaisir plusieurs fois, ravis de découvrir à chaque lecture de petits détails qui vous seront passés inaperçus! 


jeudi 4 juin 2015

"Il arrive toujours un moment où il faut s'en aller."


Allez, je suis en mode bande dessinée en ce moment! Aujourd'hui, poésie et onirisme avec le superbe titre d'Amélie Fléchais et Séverine Gauthier, L'homme montagne, publié chez Delcourt en mars dernier.

"Grand-père ne peut plus voyager. Les montagnes qui ont poussé sur son dos tout au long de sa vie sont devenues trop lourdes. L’heure est venue pour lui de penser à son dernier voyage, mais c’est un voyage qu’il doit faire seul. L’enfant lui fait alors promettre de ne pas partir tout de suite. Il va aller chercher pour lui le vent le plus puissant qui soit, celui qui peut soulever les montagnes."

Le jeune héros de ce superbe album, l'enfant, s'embarque dans son premier voyage en solitaire pour aider son grand-père à faire son dernier voyage. Durant son périple, il va croiser une ribambelle de créatures qui l'aideront à atteindre son but.

Mais il ne faut pas être un lecteur très éclairé pour comprendre que Séverine Gauthier a surtout voulu nous parler du cycle de la vie, de la mort et de la naissance, de ce qui pousse les hommes à avancer, des voyages et des rencontres qui nourrissent le cœur et l'esprit.

Difficile (pour moi en tous cas) de ne pas songer au Petit Prince de Saint-Exupéry en suivant les péripéties de cet enfant découvrant seul le vaste monde! Le texte n'est que finesse et poésie, on se délecte des dialogues comme des passages en voix off qui vont à l'essentiel. Pas de blabla inutile dans L'homme montagne, uniquement de belles phrases soigneusement pensées qui concentrent à elles seules des idées profondes.


Evidemment, Amélie Fléchais fait des merveilles au dessin. Son style (dont j'étais déjà tombée amoureuse dans Le Petit Loup Rouge ou encore Chemin perdu) sert parfaitement le propos de Gauthier, en donnant à ce conte initiatique un univers onirique, légèrement pâle et flou. Les créatures que l'on y croise ont des allures de monstres primitifs  : on ne sait trop dire si l'inspiration est slave, japonaise, inca, africaine ou tout cela à la fois! Les décors que l'on traverse ont également ce côté polymorphe, ce qui donne au livre une véritable dimension universelle.


Tout le monde peut donc aborder cette bande dessinée, riche de ses différents niveaux de lecture, de ce côté universel, d'un texte intelligent et émouvant. Je n'ai personnellement pas pu m'empêcher de sentir mon cœur se gonfler au fur et à mesure que j'avançais dans le récit, et j'ai même - si, si! - versé une petite larme! 

Si vous aimez les contes, les leçons de vie, les belles histoires, les rêves, alors plongez dans L'homme montagne, un petit trésor qu'on relit plusieurs fois avec tendresse... vous ne le regretterez pas!

mardi 2 juin 2015

10 livres jeunesse pour les adultes qui voudraient s'y mettre - {TTT}

C'est de nouveau mardi, et aujourd'hui, pour mon Top Ten Tuesday, j'ai décidé de vous présenter 10 livres qui sont de superbes passerelles pour découvrir la littérature jeunesse. Je croise souvent dans mon travail des adultes/parents sceptiques ou curieux, qui s'étonnent que je lise de la jeunesse pour mon plaisir et pas pour mon travail. Voilà donc 10 titres pour vous, Mesdames et Messieurs les adultes, qui n'osez pas mettre le nez dans le rayon jeunesse malgré votre envie! Cliquez sur les couvertures pour en apprendre plus sur chacun de ces ouvrages.

Si vous lisez déjà de la fantasy...

        
Le rayon jeunesse déborde de titres fantasy : pour cause, l'imaginaire a longtemps été l'apanage des contes de fée et récits pour enfants! Cependant, voilà trois titres que je ne saurais trop vous conseiller pour vous rendre compte de la richesse et la justesse des écrits pour la jeunesse. Outre le trop célèbre Harry Potter qui devrait être selon moi un passage obligé tant il est facile d'y plonger, je vous conseille aussi L'Histoire sans fin de Michael Ende, une très grande révélation pour moi (et un moment de lecture délicieux), et la trilogie de A la croisée des mondes de Philip Pullman, une fantastique série complexe et subtile qui vous plaira sans doute plus qu'à mes jeunes lecteurs!

Si vous préférez la science-fiction...

    
Hunger Games est une excellente lecture, surtout si vous trouvez que lire est fastidieux. On est happé de la première à la dernière page et on finit le premier tome au milieu de la nuit, incapable de s'endormir tant on veut connaître la suite! Humains de Matt Haig est d'avantage dans la critique sociale, avec un très petit côté H.G.Wells ou George Orwell, avec une jolie leçon de vie et un délectable style plein de cynisme.

Si votre truc, c'est plutôt les récits de vie...

        
Amoureux des belles phrases et des histoires qui font battre le cœur un peu plus vite, voilà les trois titres que je vous conseille si vous préférez lire des histoires "de la vraie vie"! Calpurnia est un petit bijou de délicatesse et d'émerveillement, où l'on suit les découvertes d'une jeune fille au tournant du vingtième siècle, tandis qu'elle doit décider entre étiquette et sciences naturelles. Quatre sœurs est une fresque familiale tendre, drôle et émouvante, menée avec brio par la talentueuse Malika Ferdjoukh, qui a le chic pour donner vie aux personnages les plus attachants. Enfin, le récent Eleanor & Park plaira aux amateurs de romances et aux nostalgiques de l'adolescence.

...enfin, si vous aimez le mystère et le surnaturel!

    
Vous aimez frissonner, mener des enquêtes, défier la logique et vous embarquer des des aventures incroyables? Ces deux titres sont faits pour vous! Dans le Manoir (tome 5 à paraître ce mois-ci), ambiance chasseur de fantômes, planchers qui craquent et cris dans la cave... et dans Miss Peregrine et les enfants particuliers, c'est voyages dans le temps, freak show et pouvoirs surnaturels! Je vous dis, il y en a pour tous les goûts :)


Et vous, lisez-vous de la littérature jeunesse? Comment vous y êtes-vous mis? Quel titre conseilleriez-vous à un adulte un peu sceptique, mais curieux? N'hésitez pas à participer à la discussion dans les commentaires!

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.