10 livres lus en une journée! - {TTT}

mardi 5 mai 2015

Un nouveau Top Ten Tuesday aujourd'hui : 10 bouquins que j'ai lus en l'espace d'une journée! Alors j'aurais pu tricher, ne vous parler que d'albums et de bandes dessinées, et bien NON, chers lecteurs, je vais vous parler de romans, de vrais, des avec des pages et sans images! Petit article court sur lequel je ne vais pas m'étaler : sachez juste que s'ils ont été lus en une journée, c'est qu'ils étaient vraiment, vraiment bien (cliquez sur les couvertures pour en savoir plus). C'est parti!

 
 

Et vous, quels bouquins avez-vous dévorés en une seule après-midi? Lesquels vous ont ensorcelés au point que vous ne pouviez plus les lâcher?

(Oui bon ok j'ai triché, dans le dernier c'est plein d'images, mais quelles images! Oui pis bon il y a un tiers de photos dans Miss Peregrine... Oh ça va hein!)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

"Le bruit est proportionnel au silence qui l'a précédé."

dimanche 3 mai 2015

Moi, quand je suis allée voir V pour Vendetta au cinéma en 2006 au cinéma, j'ai pris une belle baffe cinématographique. Tout, du récit à la réalisation en passant par les dialogues ou la musique, m'a marquée. Depuis je commémore tous les 5 novembre avec un petit visionnage de ce film que je commence à connaître par cœur (en plus V a la voix de Jafar, ce qui est forcément über classe). Je vous avais déjà dit qu'il fallait absolument que je le lise, mon chéri me l'a offert à mon anniversaire, et ce fut chose faite. Aujourd'hui je vous parle de V pour Vendetta d'Alan Moore et David Lloyd.




"Londres, fin du XXe siècle : plus personne n'ose résister au "Système". L'œil et l'oreille espionnent, le nez enquête, la bouche désinforme et la main fait régner l'ordre et la terreur. L'Angleterre a pris les couleurs du fascisme. La culture a été effacée. Pourtant quelqu'un ou quelque chose rôde dans les ruelles sombres. Il est vêtu comme un comédien, masqué d'un éternel sourire, cite Shakespeare, sauve les innocents, pose des bombes et préserve ce qu'il reste de la culture dans son musée des ombres. Un anarchiste s'est glissé au cœur du système. Ni comédien ni tragédien, ni bouffon ni fou, ni fanatique ni terroriste, ou peut-être tout cela à la fois, il n'a pour nom qu'une initiale : V. V pour Vendetta. V pour Vengeance. À moins que ça ne soit pas aussi simple que ça..."





La première chose que je me suis dite, c'est que connaître très bien le film m'a beaucoup aidée à suivre l'intrigue. Elle est dense : il y a beaucoup de personnages, pas mal d'allers et venues entre les lieux et les époques, énormément de texte (très bon) et du coup, pour quelqu'un comme moi qui a l'habitude des bandes dessinées plus légères, ça demande pas mal d'attention. 

La mise en scène est spectaculaire. Le moindre zoom, le plus discret des découpages, les quelques fioritures entre les cases, tout a été soigneusement pensé par les auteurs de la série, en faisant de cette histoire un bijou de scénographie.

Si V demeure un personnage énigmatique, on expédie très vite ses origines pour se concentrer sur ses intentions. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un personnage charismatique, intelligent et sans pitié pour les bourreaux. Mais j'ai énormément aimé découvrir que l'oeuvre originale lui laisse une place moins importante au profit d'Evey, la jeune femme qui se retrouve par hasard à aider le terroriste, mais aussi de tous les personnages qui évoluent dans les hautes sphères du gouvernement. Chaque aspect du régime totalitaire est soigneusement disséqué : les rôles prédéfinis par la société desquels on ne peut s'échapper, le manque de libertés, l'impossibilité de s'exprimer, la volonté de tirer profit de la situation, ou au contraire subir en silence en espérant une fin rapide, quelle qu'elle soit.


Je ne suis par contre absolument pas fan du trait de David Lloyd, et encore moins de ses couleurs pâles et vagues. Si les dessins très sombres et les teintes peu pigmentées ajoutent à l'atmosphère pesante et étouffante, ils ont été un vrai répulsif pour moi. J'ai eu l'impression de devoir décoder chaque case pour comprendre ce qui s'y passait, et reconnaître les personnages était parfois un peu ardu. 

Globalement, Moore & Lloyd nous livrent avec V pour Vendetta une fable macabre sur le totalitarisme, l'usage que les puissants font de la peur des faibles, la nécessité de conserver toujours un esprit critique et surtout, croire en la liberté. Un vrai manifeste politique emprunt d'espoir, malgré tout. A nous tous d'être V.

Dessin du mois - Floreat Etona

vendredi 1 mai 2015

Chers lecteurs, si vous vous rappelez bien, il y a de cela quelques années, je dessinais un peu sur ce blog... J'ai décidé de reprendre mes pinceaux et de vous proposer ce nouveau petit rendez-vous mensuel! Je vais essayer de faire un dessin - en rapport évidemment avec mes lectures! - que je publierai en chaque début de mois. Moult fanarts et autres gribouillages sont donc à venir, et n'hésitez pas à me faire des suggestions dans les commentaires!

J'inaugure donc ce rendez-vous avec, ô surprise! Un portrait du méchant le plus charismatique, mélancolique et sexy des 150 dernières années : le Capitaine James Crochet.

"...il était squelettique et basané et ses longues mèches pendantes faisaient de loin l'effet de chandelles noires et conféraient une expression singulièrement menaçante à ses traits réguliers. Il avait des yeux myosotis et le regard chargé de mélancolie ; sauf quand il vous plongeait son crochet dans le corps. Alors, au fond de ses prunelles, brillaient deux affreuses lueurs rouges. Il affichait un savoir-vivre de grand seigneur, même lorsqu'il vous éventrait et l'on m'a assuré que c'était un raconteur réputé. Jamais il n'était plus sinistre que lorsqu'il faisait preuve d'une politesse raffinée, ce qui est la marque la plus sûre de la distinction : et l'élégance de sa diction, même quand il jurait, tout comme celle de ses manières, soulignait la différence de caste entre son équipage et lui. [...]Il se vêtait volontiers à la façon de Charles II, ayant entendu dire, au cours de sa carrière, qu'il avait un étrange air de famille avec les Stuart au destin tragique ; et dans sa bouche il portait un curieux appareil de son invention qui lui permettait de fumer deux cigares à la fois. Mais, sans le moindre doute, ce qu'il avait de plus impressionnant, c'était son crochet de fer."
Peter Pan, J.M.Barrie, Folio junior (1997),
traduit par Henri Robillot, p74. 
Bon, ok, mon Crochet est un peu plus sexy et dandy que ce que la description en dit, mais c'est mon dessin et j'en fais ce que je veux! J'ai fait des recherches sur les costumes de l'époque de Charles II d'Angleterre et j'ai inclus une version stylisée du grand col à dentelles et des immenses chapeaux à plumes. Le médaillon qui masque la boucle de son noeud papillon représente le blason du collège Eton, où il aurait séjourné (Barrie raconte dans ce discours la jeunesse tapageuse de Crochet). Les derniers mots de Crochet dans la pièce de théâtre sont d'ailleurs "Floreat Etona", la devise de la prestigieuse école. Le petit médaillon sur son chapeau, en revanche, est une référence à une jeune fille inventée par J.V.Hart dans Les Terribles Aventures du Futur Capitaine Crochet que je vous invite à lire! Mais malgré toutes ses bonnes manières et son instruction, je lui ai donné une barbe mal rasée et un anneau à l'oreille... Monsieur reste un pirate!

Pour découvrir de chouettes romans mettant en scène les personnages de Peter Pan et en apprendre plus sur le Capitaine Crochet, je vous invite à redécouvrir les trois chroniques suivantes. 


Rendez-vous le premier juin pour un autre dessin! J'ai déjà quelques envies de fanarts, mais j'aimerais beaucoup savoir ce que vous, vous aimeriez voir :) Encore une fois, n'hésitez pas à me donner des suggestions en commentaires!
 
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