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"When in doubt, go to the library!"

vendredi 20 juillet 2018

Cela faisait *très* longtemps que je n'avais posté de dessins ici, mais comme je vous l'ai expliqué dans mon dernier billet, j'ai très envie que tous les aspects de ma vie créative se retrouvent ensemble sur ce petit espace qu'est Pilalire! Et vu que j'ai entamé une petite série de portraits de héros de la littérature de jeunesse, je ne suis même pas complètement hors sujet... ;)


Je me devais de commencer par Hermione Granger! Le rat de bibliothèque le plus connu du monde (avec Matilda, peut-être...). J'ai pris énormément de plaisir à sortir mes marqueurs pour lui tirer le portrait, en faire quelque chose de coloré et flashy, dans des tons chauds (Gryffondor oblige!). Je me suis également bien fait plaisir avec la masse de cheveux hirsutes et sauvages d'Hermione, en accentuant leur côté cotonneux et original!

Dessin du mois - Le Petit-déjeuner parfait

dimanche 6 septembre 2015

Bon ce mois-ci je triche un peu, je vous met une illustration que je n'ai pas faite spécialement pour le blog... Mais c'est tiré d'un livre! Et pas n'importe lequel : Harry Potter! Donc ça passe? Vous me pardonnez? Voilà le bébé:

Aquarelle, feutres et crayons de couleur, format A4.

Et oui! Ce sont Minerva McGonagall et Albus Dumbledore profitant d'un chouette petit déjeuner dans la tour du directeur, sous le regard paisible de Fumseck. J'imagine la scène pendant les vacances d'été, quand le château est vide et qu'on peut s'y promener en robe de chambre.

Ce dessin est le premier d'une série sur laquelle nous avons décidé de travailler avec mon amie Agatha. Nous voulions mettre à l'honneur les belles histoires d'amitié dont la saga est remplie. Nous nous sommes donc donné chacune dix paires de potes potteriens (dites-le de plus en plus vite) dessiner, avec, à chaque fois, cinq éléments à caser par dessin. Ici, je devais absolument inclure Fumseck, des bonbons au citron, une souris mécanique, une théière et une grande plume.

Agatha avait déjà réalisé un premier dessin il ya trois ans, c'est vous dire à quel point je suis en retard. Je lui avais imposé Lavande Brown et Parvati Patil en pleine soirée pyjama, voilà ce qu'elle avait fait:

Cliquez pour voir en plus grand!

Voilà donc ma première participation. Qu'en pensez-vous? y a-t-il des personnages que vous adorez et dont vous regrettez qu'on ne les voie pas plus souvent sous le crayon des fanartistes? Quelles amitiés préférez-vous dans la saga?

Dessin du mois - Снежная королева

samedi 1 août 2015

AHEM. J'avais lancé les Dessins du mois en mai, et je n'en ai pas refait depuis. J'essaie, j'essaie! Promis! Et vu que nous sommes désormais en août, que c'est l'été, les vacances, qu'il y a un grand soleil et des gens bronzés partout, c'est tout naturellement que je vous ai fait le portrait de la Reine des Neiges.

NON JE VOUS ARRÊTE TOUT DE SUITE, pas celle qui se dandine en robe moulante au sommet de la montagne pour se libérer des interdits, la vraie, celle qui fout la trouille et qui kidnappe des enfants.


"Le soir, le petit Kay, à moitié déshabillé, grimpa sur une chaise près de la fenêtre et regarda par le trou d'observation. Quelques flocons de neige tombaient au-dehors et l'un de ceux-ci, le plus grand, atterrit sur le rebord d'une des caisses de fleurs. Ce flocon grandit peu à peu et finit par devenir une dame vêtue du plus fin voile blanc fait de millions de flocons en forme d'étoiles. Elle était belle, si belle, faite de glace aveuglante et scintillante et cependant vivante. Ses yeux étincelaient comme deux étoiles, mais il n'y avait en eux ni calme ni repos. Elle fit vers la fenêtre un signe de la tête et de la main. Le petit garçon, tout effrayé, sauta à bas de la chaise, il lui sembla alors qu'un grand oiseau, au- dehors, passait en plein vol devant la fenêtre. 
[...] Les flocons de neige devenaient de plus en plus grands, à la fin on eût dit de véritables maisons blanches ; le grand traîneau fit un écart puis s'arrêta et la personne qui le conduisait se leva, son manteau et son bonnet n'étaient faits que de neige et elle était une dame si grande et si mince, étincelante : la Reine des Neiges." 
Hans Christian Andersen, La Reine des Neiges 
Tiré de ce site Internet (cliquez pour lire)
Bon, au crayon de couleur, c'est un peu délicat de rendre le côté "flocon scintillant", mais à part ça je suis très contente de son air froid, hautain et inquiétant. La Reine des Neiges est un conte très long comportant plusieurs chapitres, mettant avant tout en scène les aventures de la jeune Gerda partie à la recherche de son ami Kay, enlevé par la Reine des Neiges en plein hiver. Elle traverse des tas d'épreuves initiatiques : elle reste un long moment chez une sorcière sans se rendre compte du temps qui passe, elle est enlevée puis accompagnée par des brigands... Ce long récit dans lequel Gerda finit par retrouver Kay et sauver son cœur de l'éclat de miroir maléfique qui s'y était fiché n'a vraiment pas grand chose à voir avec le film que Disney nous a pondu en 2013. 

J'avais vu sur Canal J quand j'étais petite une adaptation russe de La Reine des Neiges, réalisée en 1957 (!) par Lev Atamanov. J'ai été marquée à vie par ce dessin animé, que vous pouvez regarder ici:


Et parce que j'adore le conte original, le film d'Atamanov et que le projet de Disney était à l'origine de faire un film avec une vraie méchante en personnage principal, je n'ai pas aimé le film autant que d'autres. Les studios avait déjà commencé à travailler sur une première version de l'adaptation du conte d'Andersen en 2000, et voilà à quoi elle aurait pu ressembler.

Toute la difficulté, je pense, a été de faire de l'antagoniste le personnage central, et difficile de rendre un méchant sympathique. Les studios Disney ont tenté avec Maléfique ce qu'ils n'ont pas osé faire avec La Reine des Neiges (et j'en suis ravie, parce que Maléfique c'est vraiment cucul et niais et nul). Au lieu de prendre des risques en faisant un long-métrage d'animation controversé, avec un personnage principal aux ambitions peu recommandables, ils l'ont transformé en fable sororale sympathique mais sans grande prise de risque, malgré ce que tout le monde en dit.

D'autant que la Reine du conte d'Andersen fait peur, est hautaine, flippante et glacée, certes, mais c'est un personnage désespérément seul. Attention spoiler : lorsque Gerda retrouve Kay dans le palais de glace de la reine, cette dernière ne s'oppose quasiment pas à la jeune fille, et disparaît au moment où le cœur de Kay se réchauffe auprès de son amie. C'est un personnage hautement mélancolique dont la nature glacée ne recherche que la compagnie d'un enfant. On aurait pu en faire une très belle histoire un peu tragique avec un happy ending très chouette, mais non. BREF, j'ai été déçue :(

Si vous voulez en savoir plus sur le projet de film des années 2000, consultez le site theartofdisney en cliquant ici! N'hésitez pas également à donner votre avis sur le film ou sur le conte, ou bien donnez-moi des idées de fanarts pour les mois à venir ;)

"Mais ceci est une autre histoire, qui sera contée une autre fois."

lundi 3 mars 2014

Les petits gars, j'ai toujours autant de mal à respecter un planning... Mais au moins je suis toujours là! Je sais que je vous ai cruellement manquée. Mais c'est que, figurez-vous, j'ai enfin eu le temps de LIRE! Parfaitement! Je me suis avalé une dizaine de romans, une demie-douzaine de bandes dessinées et une poignée d'albums en un mois, et ça m'a fait un bien fou. J'ai tellement de choses à vous raconter, en plus! Je vais revenir pour un petit moment (peut-être pas avec des dessins à chaque fois, mais je vais faire un effort)!

Bref, aujourd'hui je vous parle d'une de mes découvertes de l'année 2013 (j'ai tellement de retard! *soupir*).

L'Histoire sans fin, de Michael Ende
Lu aux éditions Le livre de poche

L'histoire sans fin de Michael Ende, c'est d'abord pour moi un film que je regardais en boucle quand j'étais petite, comme Jumanji, La famille Addams ou La petite princesse. Vous savez, ces films que vous regardiez parfois même si vous ne compreniez pas tout, avec des personnages qui restent dans votre mémoire comme les jalons de la construction de votre imaginaire? Bah voilà. L'histoire sans fin, c'était ça, jusqu'à ce que l'un de mes profs nous disent, l'an dernier: "L'histoire sans fin est l'un de ces livres qu'il vous faut lire si vous aimez la lecture. Le genre de lecture dont on ressort changé."

Ni une, ni deux, je me le suis offert et je l'ai lu en août, alors que je travaillais chez Mickey (il faut bien gagner des sous!).

La lecture est d'abord double : Bastian, jeune collégien rondouillard, mal dans sa peau et malheureux, s'enferme dans le grenier de son école avec un livre dérobé un peu plus tôt à un libraire grognon. Il entame alors la lecture de ce livre, que nous lisons donc à travers ses yeux, dans une savante mise en abyme qui nous fait faire un va-et-vient entre les deux récits, celui de Bastian, et celui d'Atreju, jeune indien à la peau verte chargé par la Petite Impératrice de trouver celui qui sauvera la Pays Fantastique de sa destruction prochaine. 

Et puis, de plus en plus, des indices commencent à nous faire dire que peut-être, les deux récits n'en forment qu'un : et si Bastian était celui qu'Atreju recherche? Les battements de cœur s'accélèrent, le suspense et l'excitation montent, le doute devient peu à peu une certitude... Bastian devient soudain le héros du livre qu'il est en train de lire. 

Le film s'arrête là : et nous ne sommes qu'à la moitié du livre! La seconde moitié de l'ouvrage est une pure découverte pour ceux qui ne connaissent l'histoire que par le film de Wolfgang Pertersen. Bastian se retrouve au Pays Fantastique et y vit des tas d'aventures. 

Pour ce qui est du fond du récit, il est d'une richesse extrême. A la fois roman d'aventure, d'initiation et enquête, la narration déborde de rebondissements, de surprises, de mystères et de moments forts. Si au début on peut être fatigué par le côté cyclique du récit - le héros avance, rencontre un obstacle, le vainc, continue d'avancer, rencontre un nouvel obstacle... -, l'imagination foisonnante de Michael Ende rend l'univers qu'il crée d'une originalité hors du commun, qui fait énormément de bien à notre esprit trop habitué aux fantasies à la Tolkien, à la Rowling ou à la Hobb. J'ai été frappée et complètement dépaysée par le bestiaire, la typographie, l'architecture, l'histoire du Pays Fantastique. On y voyage à travers la forêt, le désert, la glace, la jungle et les montagnes ; on y affronte les créatures les plus atroces ou les plus merveilleuses que l'imaginaire puisse créer ; et le dénouement des péripéties est rarement celui auquel on s'attend.

Les dernières pages, surtout, m'ont fait l'effet d'un coup de poing, et j'ai mis plusieurs jours à me sortir de ma lecture. L'histoire sans fin est non seulement un excellent roman d'aventures fantastiques, mais c'est une superbe métaphore de l'acte de lecture en soi. On y plonge avec un peu de difficulté, on s'y oublie, on finit par s'y perdre et on en ressort grandi. 

Un livre à conseiller, donc, à tous les amoureux des livres qui ont soif d'aventures!

Je vous laisse avec un petit fanart de la Petite Impératrice (dont je ne suis pas très contente). See you soon!


"Like stepping into a fairy tale under a curtain of stars."

lundi 7 janvier 2013

The Night Circus, par Erin Morgenstern
Lu en anglais, disponible depuis octobre en français sous le titre Le Cirque des Rêves.

Morceau de la quatrième de couverture (en français):

"Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas."
Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller de la souplesse de la contorsionniste au tatouage et se laisser enivrer par les effluves de caramel et de cannelle qui flottent dans l’air. Bienvenue au Cirque des Rêves.
J'ai entendu parler de The Night Circus il y a plus d'un an, sur le site Buzzfeed, qui avait sélectionné les dix meilleurs romans steampunk de 2011. M'intéressant très peu au steampunk en tant que genre littéraire, la couverture m'avait tapé dans l'oeil, et je me le suis offert cet été lors de mes vacances en Angleterre. Ce n'est que durant ces vacances de Noël que j'ai eu le temps et l'envie de me plonger dans ce roman.

Le récit est composé d'une multitude de chapitres plus ou moins courts, où l'on change quasi-systématiquement de point de vue pour épouser l'ensemble des regards portés par les personnages sur le cirque, ainsi que les uns sur les autres. On suit chacun des personnages dans un ordre chronologique, mais les histoires se mêlent à différentes époques et forment une espèce de puzzle dont le lecteur réunit les morceaux au fur et à mesure de la lecture. Si cette façon de procéder désoriente un peu au début, elle entretient le mystère et le suspense tout au long de la lecture.

Le style est extrêmement visuel, ce qui permet au lecteur de plonger très facilement dans l'univers délicieusement coloré de l'auteur : les tentes rayées de noir et blanc, les robes brodées d'argent, les tentures lourdes, les voiles, les cartes, les horloges, jusqu'aux odeurs de pomme caramélisée ou de barbapapa, tout est décrit de façon légère et complète, faisant du roman non seulement une fiction réussie mais également un spectacle pour quiconque sait mettre en scène ce qu'il lit dans son esprit.

Le décor est planté ; mais ce qui s'y passe? On plonge dans un univers où la magie existe et le commun des mortels n'en sait strictement rien. Deux jeunes gens, Celia et Marco, chacun entraîné par un professeur lunatique, strict et peu loquace, se retrouvent contraints de s'affronter dans une démonstration de leurs pouvoirs respectifs, sans en connaître ni le but, ni l'issue. Ils rivalisent de créativité et de puissance pour être les meilleurs. Le Cirque des Rêves (en français dans le texte!) est leur terrain d'affrontement, tel un échiquier gigantesque où les personnages qui l'habitent se retrouvent impliqués malgré eux. 

On suit pas moins de quinze personnages différents, leurs destinées se mêlant jusqu'à créer une toile gigantesque d'actes et de conséquences, parfois funestes. Certains mystères restent communs aux personnages et au lecteur jusqu'à la fin du récit. La trame, complexe donc, est bâtie de sorte que l'on puisse en admirer toutes les facettes, ne comprenant qu'à la fin que le puzzle était complet dès le départ.

J'ai essayé de vous faire une longue intro objective, analytique et calme. Parce qu'en fait, au fond, j'ai juste envie de vous dire que c'est l'une des expériences de lecture les plus enchanteresses que j'ai pu avoir de ma vie et que tout le monde avec le goût de rêve devrait plonger dedans. Rien que ça.

Alors certes, certains passages (peu, je vous rassure) sont très cucul. Parfois, on est un peu paumés dans les noms et l'ordre dans lequel les évènements ont lieu. Mais ce premier roman d'Erin Morgenstern (très prometteur, vivement d'autres!) est un livre sur l'importance des histoires et du rêve. Elle met en scène un groupe de gens qui décident de monter un cirque pour faire rêver ses visiteurs, qui à leur tour se mettent à rêver d'ailleurs et pourchassent leurs rêves. Une belle métaphore de l'acte d'écriture ; chaque fiction n'est-elle pas un rêve sous forme de pages où l'on peut replonger à loisir? Ce texte, derrière l'histoire qu'il raconte, est donc un magnifique hommage à tous ceux qui rêvent, qui espèrent et qui créent. Ça me parle énormément, et j'espère que ça vous touchera aussi.

Détail qui ne gâche rien, les livres (version brochés) sont superbes : voilà quelques photos chipées sur le blog d'Erin Morgenstern (cet auteur est très branchée Internet, ce qui la rend très accessible!):

La première édition américaine (artwork par Helen Musselwhite)

La première édition britannique

Moi j'ai la version en "paperback" (que j'appelle "couverture molle :D") qui reprend le design du dessus. L'intérieur du livre est également très soigné, avec des étoiles, des rayures, de petits dessins cachés dans les pages... En plus d'être une très belle histoire, c'est un très bel objet! Je ne sais absolument pas ce que vaut la version française, sortie il y a seulement quelques mois, si quelqu'un l'a lu je serais ravie d'avoir son avis.

Alors du coup, vu que ce blog, à la base, je suis censée l'illustrer avec des dessins persos, et que ce bouquin m'a énormément inspirée, je vous ai fait un fanart plus élaboré que d'habitude aux crayons de couleur.


Bon, tout le monde sait que le scanner est un serial killer de couleurs, l'original est beaucoup plus doux, mais c'est déjà ça!

Vous l'aurez donc compris, The Night Circus est une lecture que je recommande à tous ceux d'entre vous qui se considèrent comme des rêveurs.

Une nouvelle pour ceux que ça intéresserait, les droits d'adaptation cinématographique ont été achetés par Summit Entertainment (oui, ils ont fait Twilight, mais ils ont aussi fait Vanilla Sky, Memento, Penelope, Les Frères Grimm, ou encore Le Monde de Charlie.) J'espère qu'ils feront du bon travail è_é

(Et ça, c'est ce qu'on appelle un pavé.)
 
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