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mercredi 30 mai 2012

Mois de juin, on rajeunit un brin!



Premier sondage pour le sujet du mois : et c'est tombé sur la...
littérature jeunesse! 
(concours pour gagner un exemplaire de Mary Poppins à la fin du billet!)

Ca tombe bien, la littérature jeunesse, c'est mon dada : j'ai fait mon mémoire de littérature anglaise sur Peter Pan et je m'oriente à la rentrée dans un Master Métiers du Livre jeunesse à Lille. C'est dire si j'essaie de connaître le sujet sur le bout des doigts!

De par mon passé universitaire, j'ai beaucoup lu les oeuvres jeunesse anglophones, surtout les classiques comme Alice in Wonderland, The Wind in the Willows, Mary Poppins, The Wizard of Oz... Mais j'essaie aussi de connaître les oeuvres francophones comme il se doit! 

Ces petits thèmes-par-mois vont être pour moi des challenges à la fois d'écriture et de lecture : je vais vous présenter dans un petit sommaire la liste des oeuvres dont je voudrais vous parler, en indiquant ceux que j'ai déjà lus, ceux que je suis en train de lire et ceux que je me met au défi de lire pour la fin du mois!

Chroniqués:


Abandonnés pour ce challenge : 
  • The Hobbit, de J.R.R. Tolkien
  • Le vent dans les saules, de Kenneth Grahame
  • Narnia, l'intégrale (!) de C.S.S. Lewis
  • Au bonheur des Monstres, de Alan Snow

Cela nous donne donc 20 titres, rien que ça! Et encore, j'ai dû faire un sacré tri pour m'en sortir! Donc dans chacun des vingt billets traitant de l'un des ouvrages cités ci-dessus, vous trouverez un lien qui vous ramènera au sommaire pour suivre mes avancées de lecture. Pour info, je pense me garder Narnia pour la fin!

Et pour fêter tout ça, un petit concours!

Pour gagner, il va falloir être assidu : dans chacun des billets concernant l'un des livres ci-dessus, je cacherai un mot de passe entre crochets (exemple : [Pilalire]) dans l'article. Une fois le mois de juin terminé, il faudra m'envoyer un mail à pilalire@gmail.com afin de participer à un tirage au sort pour gagner une édition de Mary Poppins en français!

Rendez-vous très vite pour le premier billet! D'ici-là, vous pouvez d'ores et déjà voter pour le thème du mois de juillet juste en-dessous de la barre-titre du blog!

A très vite!

jeudi 24 mai 2012

"Tout ce qu'il trouverait de coulant, gluant ou poudreux, il le jetterait dans le chaudron."

Quand je l'ai lu la première fois: Avril 2012
Pourquoi je l'ai lu: Je voulais connaître un peu plus Roald Dahl (que je connais déjà pas mal!) et mon amie Mathilde (encore elle!) l'avait dans sa bibliothèque.


La potion magique de Georges Bouillon, Roald Dahl
Lu en français, disponible en anglais sous le titre George's Marvelous Medicine
Première publication en 1981

Résumé made in Amazon:

La grand-mère de Georges n'est pas de ces adorables mamies gâteaux qui racontent des histoires et offrent des bonbons. Elle serait plutôt du genre sorcière, méchante et aimant faire peur aux enfants. Puisque c'est une sorcière, Georges décide de la transformer en lui concoctant une potion magique à sa façon. Du genre explosif. Une potion qui aura des effets plutôt inattendus...

Je suis tombée dans la marmite Roald Dahl toute petite, en visionnant Matilda et l'ancienne version de Charlie et la Chocolaterie (je ferai un article plus complet sur Dahl bientôt!). J'ai commencé à lire les romans il y a quelques années, lors du remake de Tim Burton, et depuis, chaque année, j'en lis un ou deux.

Cette fois-ci, c'est tombé sur La potion magique de Georges Bouillon. Comme toujours, avec Dahl, le texte se lit tout seul, et vite! Il joue avec les mots et les situations comme un magicien joue avec les illusions. C'est un délice de dextérité, de simplicité et d'invention. Georges multiplie les ingrédients saugrenus dans sa marmite à la manière d'un inventaire à la Prévert, c'est amusant, parfois dégoûtant, on se plaît à sourire et à faire la grimace en lisant la longue liste des composants de l'atroce mixture. La magie intervient au milieu du roman, c'est drôle et cocasse, et les superbes illustrations de Quentin Blake (aaah, Blake <3) permettent de mieux s’immerger dans ce petit univers simple et haut en couleurs!

Un bémol cependant. Et oui, un bémol! La façon dont est traité le personnage de la grand-mère m'a complètement étonnée. Chez Roald Dahl, d'habitude, il est normal que les personnages mauvais soient punis et les bons récompensés. Ici, non seulement la grand-mère est punie, mais tout ce qui lui arrive n'émeut personne. Sans vouloir spoiler, la fin du roman n'inquiète personne, pas même la mère de Georges, qui pourtant voit sa mère réduite à néant. la famille passe à autre chose, et tout ce qu'on retient c'est que la magie peut intervenir d'un coup sans prévenir dans le quotidien.

Qu'en avez-vous pensé? Avez-vous le même sentiment d'étrange malaise que moi?

Quoiqu'il en soit ce roman demeure l'un des romans phares de Roald Dahl et il faut le lire, ne serait-ce que pour accroître vos connaissances en littérature jeunesse britannique!

mardi 22 mai 2012

"Il faut dire qu'en dehors des mouches, ce n'est pas aussi terrible qu'on peut l'imaginer."


Quand je l'ai lu la première fois: Mai 2012
Pourquoi je l'ai lu: Il m'a appelée au magasin de BD, je n'ai pas résisté.


Ma vie Posthume, T1, Zanzim au dessin, Hubert au scénario.
Sorti aux éditions Glénat.

Résumé made in la Fnac:
Emma est une alerte septuagénaire. Fumeuse invétérée, son aide-ménagère, pour la ménager, lui planque ces cigarettes. C'est en essayant d'en récupérer une cartouche, en haut d'une armoire, que ça arrive... La chute et la mort sur ce plancher où se sont éparpillés des paquets de Gitanes, qui l'avaient prédit ! Ah ?! Non... la dame se relève, récupère un des paquets à la publicité mensongère et va s'asseoir pour s'en griller une...
Je me promenais avec mon amie Agatha à Reims et nous sommes entrées dans une boutique de bandes dessinées. En tête de gondole, je trouve cette BD au style ma foi très sfarien. Ni une, ni deux, je l'embarque et je la dévore.
Cliquez pour voir en plus grand!

Nous y découvrons Emma, septuagénaire lettrée, aigrie et au cynisme décapant, qui n'en revient pas d'être toujours vivante malgré le fait qu'elle vienne de mourir. Elle commence une enquête et un journal afin de découvrir ce qui lui arrive, de connaître celui qui lui a tiré une balle dans la poitrine, de se sortir de cette situation étrange de morte-vivante à laquelle elle ne s'attendait pas. Son aide ménagère ne se doute de rien ; sa voisine morte il y a des années refait surface après une visite au cimetière... Et le récit est entrecoupés de passages de vie, où Emma nous raconte des moments importants de sa vie d'enfant, de jeune fille et de femme.

Je ne connaissais ni le scénariste, ni le dessinateur, et j'ai vraiment adoré. D'abord, j'adore les histoires qui mettent en scène des personnes âgées qui ont toute leur tête et qui sont victimes d'une société où tous les humains aux cheveux blancs sont considérés comme séniles, parasites et à jeter. Emma est une grand-mère élégante, pleine de ressources et dont la vie semble avoir été traversée d'épreuves et d'aventures. L'on se rend compte, au fur et à mesure de la lecture, que derrière chaque visage ridé se cache une vie entière à raconter, on se prend d'amitié pour tout le troisième âge et on a envie de les supplier de parler.

En outre, le récit est ponctué de gags, de jeux de mots intelligents et de situations rocambolesques qui transforme une histoire quelque peu morbide et macabre en aventure burlesque qui mêle fantastique, comédie et enquête. Rien de sombre dans Ma vie posthume. Le doux-amer du souvenir conjugué à l'adrénaline de l'aventure et à la tendresse de la vieillesse.

Une jolie fable dont on attend impatiemment les tomes suivants!

lundi 21 mai 2012

"Les vies privées de sens sont comme des trains qui ne s'arrêtent pas dans votre gare."

Quand je l'ai lu la première fois: Mai 2012
Pourquoi je l'ai lu: Mon amie Mathilde me l'a mis dans les mains en me certifiant que c'était l'un des meilleurs livres qu'elle ait jamais lus. Je l'en remercie.


L'Ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon
Lu en édition Livre de Poche. Cliquez sur l'image pour être redirigés sur Amazon.
Disponible en espagnol sous le nom La Sombra del viento.

Quatrième de couverture:

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets enterrés dans l'âme de la ville : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.
Je me méfie des best-sellers comme de la peste. Je fais partie de ces gens hypocrites qui se méfient du trop grand succès d'un livre, surtout quand en lisant la quatrième de couverture je soupire en me disant: "Encore un livre sur l'après-guerre, un pavé initiatique aux allures de roman historique. Bof." 

Mais L'Ombre du vent est une surprise, presque un cadeau. J'aurais dû me douter que j'allais vite me laisser envoûter ; ce n'est pas pour rien que l'éditeur fait référence au Fantôme de l'Opéra, l'un de mes romans préférés.

Je ne vais pas essayer de vous résumer l'histoire, ni de vous prouver avec moult discipline et arguments sensés qu'il s'agit d'une grande oeuvre. Je dois juste vous dire que ce roman m'a touchée, beaucoup plus que ce que je croyais, et qu'il y avait longtemps que j'avais eu autant de mal à refermer un livre. Ce roman m'a hantée tout le long de sa lecture, et j'ai même eu du mal à en émerger lorsqu'enfin je l'ai fini. 

Il s'agit tout à la fois d'un roman initiatique, ça, c'est vrai ; le narrateur se dépêtre dans une toile visqueuse et silencieuse tissée pendant la guerre et de laquelle personne autour de lui ne semble avoir échappé. C'est un roman, ensuite, sur la littérature, et le rôle que peut jouer un livre sur votre histoire ou votre vie. Dans L'Ombre du Vent, Daniel est "choisi" par le roman d'un illustre inconnu, Julian Carax, et sa vie devient intrinsèquement liée à celle de cet auteur et de son oeuvre, d'une façon fantastique, presque kafkaïenne. L'on vient à se demander si notre propre vie, à nous, lecteurs, n'est pas elle aussi le miroir d'un roman qui nous a fortement marqué. C'est aussi une enquête, pleine de suspens, de rebondissements et d'aventure, qui garde en haleine et donne parfois des frissons. Le tout habilement décoré de romance, d'humour, de drame et d'espoir... 

En fait, c'est un roman complet.

Je sais que l'oeuvre idéale n'existe pas, mais l'Ombre du vent n'en est pas loin. Bon, il faut aimer les histoires de fantômes, les idées un peu philosophiques et politiques qui traversent le roman, les plongées dans le passé et les grandes oeuvres littéraires. Mais ce roman est un petit bijou - je tire mon chapeau au traducteur, d'ailleurs, qui a dû faire de l'excellent travail pour rendre justice à cette fresque compliquée - que je ne saurais suffisamment conseiller à tous.

Donc vous avez compris, dépêchez-vous. A lire, et d'urgence!


PS: Comme vous avez pu le remarquer, un nouveau sondage est apparu sur le blog. Chaque mois, j'ai décidé que j'allais traiter des livres autour d'un thème : à vous de choisir le thème du mois de juin!

samedi 5 mai 2012

Il est temps de faire un petit bilan.

Les p'tits gars, je n'ai plus de tablette graphique pour le moment, il m'est donc difficile d'illustrer mes billets, à moins de piquer les outils graphiques de ma cousine Cleox. Les petits dessins vont donc disparaître quelques temps, mais à la place je vous posterai de temps en temps un petit fanart plus complet, de vraies illustrations à l'aquarelle, pour changer!

Je ne fais pas ces petits challenges hebdomadaires d'habitude, mais ces dernières semaines se sont révélées très riches en bouquins de tous horizons. J'ai un peu voyagé, pas mal traîné dans des librairies, et des copines m'ont prêté plein de trucs... Histoire de vous faire baver d'envie, voilà la sélection de livres que je me suis retrouvée à trimballer depuis dix jours!

Après un journée shopping à Londres:
Comme vous pouvez le voir, c'est une sacrée sélection de grosse geekette que je suis. J'ai déjà lu la trilogie de Philip Pullman, mais en français et il y a longtemps ; le prix défiait toute concurrence (merci HMV) je n'ai pas pu résister. Cinq livres pour moins de 15£, moi je dis, ça envoie du lourd.

On enchaîne.

Lèche-vitrines à Reims avec Agatha:
De la B.D. (oui je sais, le style des deux premières est très Sfarien, on y reviendra!), et du Jane Austen (films et livres pour vraies filles!), car ce sont deux thématiques qui ont traversé la semaine passée chez ma keupine. On a dû regarder la moitié des adaptations existantes de romans de Jane Austen, je crois que je vais passer mon mois de juin à la lire.

Mon papa me conseille de lire:

Mon papa lit beaucoup, et on partage nos lectures. Il m'a dit de lire ça. Notons, pour l'anecdote, le bouquin de Jonasson je le lui ai offert pour ses 52 ans :D

Autre cadeau venu du coeur:
J'adore Schmitt. Il le savait. Merci!

Petit cadeau de moua à moua:

Un artbook à 10€ au lieu de 40€. Les prix soldés me perdront!
*

Voilà les amis. J'ai du pain sur la planche. Vous commenceriez par quoi?