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"La seule vie qui vaut la peine d'être vécue, c'est une vie qu'on a peur de perdre."

dimanche 22 octobre 2017

C'est reparti! On entame cette nouvelle série de chroniques avec l'un de mes premiers coups de cœur en fantasy depuis un bon moment. Ça s'appelle Shades of Magic, c'est écrit par V.E.Schwab et c'est publié en français chez Lumen. Mais de quoi ça parle donc?

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le nôtre est gris, sans magie d'aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d'air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu'on s'y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l'a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s'y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C'est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire ; mais à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l'irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu'une jeune fille du nom de Lila décide de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.

J'attendais avec une impatience mal contenue la sortie du premier tome de cette trilogie en français, car j'en avais entendu énormément de bien sur la sphère booktube anglophone. Alors dès qu'il est sorti, il y a quelques semaines, j'ai plongé le nez dans ce pavé de 500 pages.

"Promets-moi d'être une jeune fille de treize ans normale et heureuse."

jeudi 15 janvier 2015

Gardiens des Cités Perdues, de Shannon Messenger
Résumé: 
Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? 
Gardiens des Cités Perdues faisaient tellement l'unanimité partout que j'ai voulu essayer, malgré les terribles pressentiments que j'avais. Ce ne fut pas aussi horrible que je pensais, mais y'a des choses qui piquent. Parlons-en donc.

Avant toute chose, l'histoire commence tout de suite. On a à peine le temps de cerner Sophie ("je suis trop intelligente, j'ai passé douze classes, j'ai pas d'amis, je me sens si différente") que ça y est, hop! Elle apprend qu'elle est une Elfe, qu'un monde parallèle existe avec des pouvoirs, des licornes, des dragons et l'Atlantide, qu'elle a un passé très sombre et qu'elle doit rejoindre une école. Voilà voilà. On arrive alors page trente.

Pfiou. J'ai été complètement déstabilisée par cette rapidité. Des dizaines de questions fusaient dans ma tête (mais qui sont ses vrais parents? que fait-elle là? pourquoi a-t-elle été envoyée chez les "Moldus"?), mais je n'ai eu la réponse à la plupart d'entre elles que des centaines de pages plus tard! Sophie se laisse trimbaler de famille en famille avec un petit pincement au cœur mais en finissant par accepter un peu trop vite tous ces changements. Ok, elle sentait bien au fond qu'il y avait un truc qui clochait chez elle, mais tout de même, un peu de révolte n'aurait pas fait de mal.

Et tous les nouveaux personnages semblent la prendre d'instinct en affection : les hautes instances de cet univers incroyable qui remuent ciel et terre pour lui trouver une famille d'accueil, un super mentor en télépathie qu'on a sorti de sa retraite juste pour elle et une tripotée de jeunes garçons d'à-peu-près-son-âge-mais-beaux/populaires/intelligents/qui-font-plus-vieux. 

Pour être honnête, je n'ai pas du tout adhéré au personnage de Sophie, que j'ai trouvé fade et sans personnalité. Elle m'a fait penser aux Mary-Sue des mauvaises fanfictions (wikipedia est ton ami). Désolée.

Et pourtant, il y a plein de choses qui sont très bien menées dans ce roman! Surtout l'univers, qui, s'il fait un peu arc-en-ciel à paillettes, fourmille de créatures magiques ou disparues, de réflexions écologiques et de détails sympathiques (des dinosaures recouverts de plumes comme le suggèrent les dernières découvertes scientifiques par exemple).

L'intrigue, quant à elle, si on la perd un peu de vue avec tous ces détails et la rapidité du récit, tient la route et promet d'être une belle aventure dans les tomes suivants, même si le lecteur aguerri devinera plusieurs choses bien avant Sophie.

Ce premier volet est donc une introduction efficace et sans fioritures à un univers et un récit qui tentent d'être originaux malgré une concurrence féroce. Si je comprends tout à fait que ce roman (destiné de toute évidence aux filles préados) puisse plaire à son public cible, et ce pour de très bonnes raisons, je ne saisis toujours pas l'ampleur du succès qu'il a rencontré chez des lectrices adultes. Malgré le peu de sympathie que je porte au personnage de Sophie, c'est un très bon roman d'aventures à faire découvrir aux jeunes lectrices.
 
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