“If you live to be a hundred, I want to live to be a hundred minus one day so I never have to live without you.”

dimanche 30 septembre 2012

Quand je l'ai lu la première fois: En 2009, lors de mon année en Angleterre.
Pourquoi je l'ai lu: Pourquoi pas?


Winnie-the-Pooh, de Alan Alexander Milne
Disponible en français, évidemment, sous le nom de Winnie l'Ourson!


Résumé made in Noosfere:

Être aimé... et aussi traîné dans l'escalier, en se cognant la tête à chaque marche, c'est le sort d'un ours en peluche ! Mais la vraie vie et les copains de Winnie l'attendent dans la « forêt » : Porcinet, Lapin, Bourriquet le grognon, Hibou et ses discours vaseux... avec Christophe Robin, le grand ami. Les abeilles, la chasse au Bouribou, l'inondation, les cadeaux : c'est chaque jour une nouvelle aventure !
Je ne lisais pas Winnie l'Ourson étant petite, et je ne connaissais des oeuvres de Disney que les chansons qu'il y avait sur les cassettes Chantons ensemble! Comment, vous ne vous souvenez pas de Chantons ensemble? Piqûre de rappel.


Nous disions donc. Winnie-the-Pooh est un recueil d'aventures mettant en scène les jouets de Christopher Robin, personnage largement inspiré du fils de Milne en personne. Voilà les jouets originaux, si ça vous intéresse:

Chaque chapitre conte une aventure, poétique, un peu absurde et irrésistiblement tendre. Je ne sais pas l'effet qu'a la lecture de ce bouquin sur les petits, mais sur les grands, il est clair que vous ne pouvez vous empêcher de sourire à tout bout de champ, surpris par un jeu de mots original ou par un dialogue à l'apparence très simple et pourtant très profond.

Bon, c'est sûr, pas de folles équipées sauvages dans la forêt des rêves bleus ("100 acres forest" en V.O.). Il n'y a pas de crime à résoudre, d'énigme à déchiffrer ou d'injustice à réparer. Tout est pastel et doux, sans grande surprise pour le lecteur adulte, sans suspens, sans sursaut. Mais c'est tout aussi bien. Winnie-the-Pooh [Tigger] est un récit parfait pour se détendre avec un peu de poésie inoffensive le soir, avant de se coucher.

Le livre en lui-même est très joli. Les illustrations pastelles de Ernest Shepard font partie intégrante du récit. Je vous laisse admirer, cliquez pour voir en plus grand!

Un petit livre tout doux, au style très poétique, simple et tendre, que je conseille à tous ceux qui ont envie de retrouver l'enfant qui est en eux.

"Ne pleure pas Sophie, et n'oublie pas qu'avouer tes fautes c'est te les faire pardonner."

mercredi 5 septembre 2012

[Paul] Quand je l'ai lu la première fois: J'étais petite, je devais avoir 7 ans.
Pourquoi je l'ai lu: Ma grand-mère avait beaucoup de livres de la Comtesse de Ségur ; je les ai tous dévorés!


Les Malheurs de Sophie, de la Comtesse de Ségur

Résumé made in Babelio:

Pauvre petite Sophie ! Elle a pourtant tout pour être heureuse : une maman qui prend un soin tout particulier de son éducation, un papa qui l'adore, un cousin qui la défend toujours, une bonne qui est aux petits soins pour elle, un château magnifique... Oui, mais voilà... Sophie est loin d'être la petite fille modèle que l'on attend, au contraire de ses amies Camille et Madeleine. Elle n'en fait qu'à sa tête et il s'y passe souvent de drôles de choses, au grand désespoir de tous. Elle coupe en morceaux les petits poissons de sa mère, manque de se brûler en pataugeant dans la chaux vive, fait souffrir le martyr à sa poupée de cire ou décide de se couper les sourcils pour devenir plus belle ! Bref, Sophie accumule les bêtises et fait preuve de bien vilains défauts, comme la gourmandise, la paresse ou encore le mensonge. Sa mère, inflexible et désireuse d'inculquer à sa fille les bases essentielles d'une bonne éducation, ne l'entend pas de cette oreille. Elle ne laissera rien passer et la pauvre Sophie devra maintes fois assumer les conséquences de ses actes en tentant d'en tirer une leçon, ce qui n'est pas souvent facile !
Voilà une trilogie qui peut déclencher certains baillements parmi vous. Si, si, je vous vois! Et bien rangez-moi ces langues pendantes et ces soupirs exaspérés. Parce que la Comtesse de Ségur, c'est suranné sans être vieillot.

Mes livres "jeunesse", étant petite, étaient surtout les classiques français : Marcel Pagnol, Jules Verne, Perrault, La Fontaine... et la Comtesse de Ségur. J'ai lu avec ferveur la plupart de ses ouvrages. Sophie, l'héroïne de la trilogie des Malheurs de Sophie, est une petite fille qui semble vivre dans un conte de fées, et qui pourtant, est loin de se comporter - ou d'être traitée - comme une princesse. Elle fait des bêtises, déclenche des batailles ou crée des ennuis à tous les habitants de son château. Elle passe par des peines, des colères et des tragédies, elle grandit, apprend de ses erreurs et essaie de devenir quelqu'un de bien. C'est un roman d'apprentissage qui donne aux enfants et aux plus grands l'exemple d'une petite fille, venue d'une autre époque, dont les soucis et les aventures sont très similaires à celle d'une petite fille du vingt-et-unième siècle.

Mon petit coeur se fendit de tristesse, se remplit d'indignation ou palpita de tendresse en dévorant les trois livres. J'ai dû les relire une demi-douzaine de fois en tout et pour tout, avec le sourire que l'on a en retrouvant de vieux copains. D'autant que j'adorais le dessin animé Les malheurs de Sophie qui passait à la télé! Vous vous en rappelez?


Je conseille la lecture à tous ceux et toutes celles qui aimeraient jeter un oeil dans l'univers drôle, chaleureux et adorablement poussiéreux de la Comtesse de Ségur. Un classique, à mon sens, qui finira sans doute par vieillir un peu trop pour plaire aux nouvelles générations, mais qui marqua d'un sceau indélébile l'histoire de la littérature pour enfants en France, la rendant plus drôle, plus tendre et un poil moins moralisatrice.

“Happy Hunger Games! And may the odds be ever in your favor!”

vendredi 31 août 2012

Quand je l'ai lu la première fois: Il y a deux semaines.
Pourquoi je l'ai lu: Je ne pouvais pas passer à côté d'un tel phénomène sans me faire ma propre opinion, si?


The Hunger Games, de Suzanne Collins.
Lu en anglais aux éditions Scholastic, disponible en français aux éditions Pocket Jeunesse.

Résumé made in Fantasy-jeunesse:
Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre. Les autres mourront … Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Hunger Games. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras… Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

Je vous ai déjà dit que je me méfie des succès populaires comme de la peste, et que j'essaie toujours de me faire ma propre opinion du livre avant de voir le film "événement". Je n'ai donc toujours pas vu le film Hunger Games, mais j'ai dévoré le premier tome de la trilogie lors de mon petit séjour en Angleterre, il y a deux semaines. Je suis contente de m'être imposé sa lecture pour mon challenge de littérature jeunesse ; voilà ma petite chronique!

Tout d'abord, Hunger Games fait partie de ces ouvrages qui posent la question de la catégorie "littérature jeunesse", car c'est une oeuvre sombre, très dure ; je m'attendais à de l'épique, on se retrouve dans une aventure glauque et malsaine, où l'on retient son souffle en espérant que tout finira bien. L'hypocrisie du monde où vit Katniss est à rendre malade, et l'on se prend à souhaiter que notre avenir ne ressemblera pas à ça.

La narration à la première personne et au présent m'a dérangée, au début. Je suis une adepte du narrateur omniscient qui raconte à l'imparfait et au passé simple, aussi ai-je eu un peu de mal au début à me plonger dans l'histoire, mais ce n'est que par goût personnel. On oublie vite ce genre de détails une fois immergé dans les mésaventures de Katniss [Primrose].

Le portrait des personnages est rapidement brossé, l'auteur préférant nous laisser les découvrir au travers de leurs actes et leurs paroles. C'est intelligent, dans un récit basé en grande partie sur l'observation et l'instinct. Les passages dans l'arène, où Katniss tente tant bien que mal de survivre, sont d'un réalisme étonnant. Le lecteur est tenu en haleine - tout comme les spectateurs des Hunger Games - et on se surprend à arriver à la fin du livre trop vite, sur un cliffhanger émotionnel. Ce tome appelle le second, que je trépigne de m'offrir. 

Ce premier volet de la trilogie est une introduction morbide et malsaine au monde dans lequel Katniss et ses amis vont devoir de toute évidence mener une résistance qui semble vouée à l'échec. C'est une oeuvre politique et psychologique qui n'aurait pas grand chose à faire entre les mains d'un élève de primaire. Attention, donc, avec l'appellation "jeunesse", qui peut, au fond, s'appliquer à n'importe quel récit. 
 
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