Dans l'espace intersidéral qui sépare ce billet du précédent se sont passées beaucoup de choses. Et pour une fois, je vais vous mettre au point sur mes avancées professionnelles!
J'ai fait mon second stage dans la librairie jeunesse dont je voulais avais parlé dans ce billet, ce qui m'a encore confortée - si j'en avais besoin - dans le choix que j'ai fait de vouloir me lancer dans cette profession. J'ai ensuite (peu) travaillé sur mon mémoire pour finir par décider de le rendre début septembre (à l'heure actuelle, il a très peu avancé). Et puis début juillet je suis partie vendre mon âme à Mickey pour un été de plus - le dernier, je me l'étais promis!
Cela faisait deux semaines que je vendais des glaces, sodas et autres gaufres hors de prix dans le parc d'attractions quand j'ai postulé, dubitative, à une annonce qui traînait sur Internet depuis mai. Le lendemain, la responsable m'appelle. Le surlendemain, je fais un aller-retour à Lille pour passer un entretien.
Je suis prise.
Cela va faire aujourd'hui deux semaines que je remplace la vendeuse du rayon jeunesse d'une grande surface culturelle dans la région lilloise. La demoiselle est en congé maternité et l'équipe du magasin avait beaucoup de mal à pallier à son absence, ce qui explique mon embauche presque instantanée. J'ai eu très peur au début d'être lâchée dans la nature, avec des cartons à ranger et un logiciel à maîtriser, mais non. On m'a aidée à m'adapter au rythme du magasin, on me laisse prendre possession des rayons et décider de beaucoup de choses.
Je ne m'occupe pas:
- de recevoir les représentants. C'est la responsable du magasin qui s'en charge. D'abord, parce que j'aurais du mal à me représenter les quantités et les types de livres dont le magasin aurait besoin, et ensuite parce que ce n'est pas moi qui gère les sous!
- de gérer les sous (du coup), donc aucun stress lié aux comptes et au rendement!
- de faire les réceptions de cartons : il y a des employés entièrement dédiés à cette tâche.
Du coup, en résumé, mon travail, c'est de lire les livres, les ranger, faire de beaux rayons, conseiller les clients, passer des commandes et renvoyer les vieilleries.
Et je m'éclate. Mes trente-cinq heures de présence dans le magasin passent en quelques instants et je prends un véritable plaisir à avoir des responsabilités. Le rayon représente, en terme de quantité de livres, quatre fois (au moin) ce qui se trouvait dans la librairie où j'ai fait mon stage, et il y a du travail. Mais je pense m'en sortir, et je suis ravie!
Il y a quelques petites choses qui font froncer le nez à l'amoureuse des petites maisons d'édition que je suis, comme le grand rayon entièrement consacré à Disney, les deux espaces "filles" et "garçons" qui se font face ou bien l'importance accordée en rayon aux vieilleries comme le Club des Cinq ou Fantômette. Très peu de choses publiées par les Editions des Grandes Personnes, les Fourmis Rouges ou Memo... Je vais tenter d'y remédier avec mes petits moyens, cependant, et puis je suis sûre que ce genre d'expérience va me permettre d'élargir mon horizon et de mieux embrasser la profession!
Voilà pour mon petit check-up semi-annuel. Je vous tiens au courant avec plein d'anecdotes bientôt!