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mardi 23 février 2016

"Le premier qui tente de me faire un câlin, il retourne dans le chaudron."


Bon allez, j'avoue, j'ai un touuut petit peu délaissé le blog ce mois-ci. J'avais de bonnes raisons, promis! Pour me rattraper, je vais vous poster quelque chose tous les jours jusqu'au 29. Et n'oubliez pas que vous pouvez participer à mon petit concours jusqu'à samedi!

Aujourd'hui je vais enfin vous parler d'un grand éclat de rire, d'un délice pour les zygomatiques, d'une bande dessinée délicieuse qui se relit sans cesse! Le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner, paru chez Delcourt et déjà lauréat de moults prix.

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des œufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel.

Le renard regarde avec admiration et jalousie son comparse le loup, dont la simple vue suffit à déclencher la terreur chez ses victimes ; alors que lui, petit renard pas bien costaud, ne déclenche que l'agacement et la pitié des animaux de la ferme où il tente désespérément, jour après jour, de croquer une poule. 
Le loup et lui montent alors un plan machiavélique ; dérober des œufs, les engraisser, puis dévorer les poussins bien gras! Seulement l'ennui, c'est que le renard n'avait pas prévu de devoir occuper, nourrir, soigner et bercer les petits oiseaux qui dès le premier regard l'ont désigné comme leur maman. Peu à peu, le renard s'attache à son futur dîner, et l'on assiste à plusieurs scènes drôles et tendres entre la maman adoptive et ses trois petits poussins. Que va-t-il bien pouvoir se passer? Le loup et le renard dévoreront-ils les poussins?


On lit Le Grand Méchant Renard parce que ça se dévore. Le dessin, assez simple, à l'aquarelle, est très dynamique et tient plus du storyboard que de la bande dessinée. Les dialogues exquis, empruntant au vocabulaire familier franchouillard, rappelle Kaamelott, version Roman de Renart. Le renard doit faire face à des situations dans lesquelles pourront se reconnaître tous les adultes qui côtoient des enfants : et les plus jeunes lecteurs pourront se ravir de ces animaux somme toute forts sympathiques. On admire le style, l'humour et la finesse avec laquelle Benjamin Renner mène son récit où mine de rien, on parle d'adoption, d'amour parental et de trouver sa place.


Et vu que M. Renner est animateur (il a co-réalisé, entre autres, la merveilleuse adaptation de Ernest et Célestine), il nous prépare trois films d'animation réalisés pour la télévision où l'on retrouvera notre renard préféré dans de nouvelles aventures! Vivement!

3 commentaires :

  1. Je l'adooore ce Renard! J'avais dû le lire pour une sélection pour un prix avec des collégiens et c'était si savoureux! J'espère qu'il sera élu!

    (Je n'avais pas vu ton concours dis donc!!!)

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    Réponses
    1. (Oh bah je fais bien de préciser! :D)
      Je l'ai lu une fois parce qu'on me l'a prêté, j'ai adoré, je l'ai relu quand je l'ai acheté, et je l'ai rerelu dans la file en attendant de le faire dédicacer :3 *se la pète* C'est savoureux à chaque fois, j'adore! :D

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    2. Rien que de relire les petites images de ton article je rigole! :D

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