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jeudi 25 février 2016

"Car le diable ne peut arriver à ses fins sans votre aide. Il ne triomphe que si vous lui ouvrez la porte."

Amateurs de frissons, de secrets de famille et de jouets ensorcelés, vous allez adorer Le Passage du Diable d'Anne Fine, paru en 2014 à l'Ecole des Loisirs.

Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère - qui l'a gardé reclus, à l'écart du monde extérieur, et qui n'a cessé de lui répéter qu'il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer. Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l'emprise de sa mère. Pris en charge par le Dr Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu'il tenait pour vrai jusque-là n'était qu'un tissu d'histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ? De sa vie d'avant, Daniel n'a gardé qu'une maison de poupée. Et pas n'importe quelle maison de poupée : c'est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu'à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?

Dans ce roman flirtant entre fantastique et enquête, Anne Fine se joue de nos nerfs et de nos attentes. Le jeune héros, Daniel, nous raconte comment sa vie a basculé du jour au lendemain : d'enfant malade couvé par sa mère, sans aucun contact avec le monde extérieur, il se découvre en réalité en parfaite santé, victime d'une mère folle et héritier de nœuds de secrets familiaux difficiles à dépêtrer. Ajoutez dans ce chaudron de mystères désagréables une maison de poupée unique entourée d'une aura maléfique, et vous obtenez un superbe roman d'angoisse situé en pleine Angleterre victorienne.

C'est surtout la touche fantastique, distillée tout le long du roman, qui m'a conquise et ensorcelée. Nous voyons tout du point de vue de Daniel, qui, comme nous, oscille entre plusieurs versions des faits : sa mère était-elle vraiment folle? Avait-elle une raison valable de craindre pour la vie de son fils? La maison de poupée qu'elle lui a léguée est-elle ensorcelée? Est-ce une coïncidence si sa mère finit tragiquement comme la poupée accrochée à un fil? Quelle était cette poupée inquiétante aux deux visages enfermée dans un petit coffre dissimulé sous une fenêtre? Est-ce un hasard si au même moment un oncle inconnu et bipolaire refait surface dans sa vie?

C'est avec beaucoup de talent qu'Anne Fine tisse des fils de mystères et de magie dans une toile pourtant très réaliste et logique. Et la fin, même si elle manque peut-être de surprises, a tout pour ravir le lecteur et lui rendre enfin le souffle après trois cents pages d'angoisse. Une belle réussite, un fantastique véritable, genre trop peu mis en avant dans la production pour la jeunesse. Un régal!

3 commentaires :

  1. Génial, ta chronique m'enchante je viens d'acheter ce bouquin, alors du coup je pense qu'il ne fera pas long feu dans ma PAL :D

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    1. Youhou! Je suis contente si ça t'a inspirée! :D En tous cas moi j'ai beaucoup beaucoup aimé. Anne Fine vient de sortir un autre roman noir de la même trempe à l'école des loisirs, "Blood Family" je crois, je compte y jeter un oeil bientôt... :3 Si jamais tu cherches autre chose...!

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  2. J'en avais entendu parler, et il me tente définitivement !

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