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jeudi 12 février 2015

"Cette différence est devenue mon secret. Personne ne devait savoir."

Chroniques de l'université invisible, Maëlle Fierpied

Présentation:
Imaginez. La tête des gens est pour vous comme une chambre dans laquelle vous vous promenez naturellement, au milieu de pensées secrètes et d’ogres aux dents de cisaille. Vous vous appelez Mélusine. Vous écoutez dans les têtes. 
La malchance vous poursuit depuis votre naissance. Tout bascule sans cesse dans la poisse. D’ailleurs, vous venez d’être enlevée par un vampire. Votre prénom est Framboise. Vous savez déplacer les objets par la pensée. 
Vous n’avez pas de famille, plus de mémoire. Votre terrain de jeu est une gare où vous dérobez les porte-feuilles. On vous appelle Décembre, mais votre vrai prénom est Tristan. Vous êtes télépathe. 
Arrêtez d’imaginer. L’Université invisible vient de vous kidnapper. Cette organisation secrète s’intéresse à vos dons uniques, magiques, terribles. Pour les perfectionner, elle vous embarque sur une île mystérieuse. Désormais, votre présent et votre avenir sont ici. Car, bientôt, dans le monde d’En Bas, plus personne ne se souviendra de vous.
Ce livre faisait partie de la pile dont je vous avais parlé ici, et j'ai mis des mois à le finir. Décryptons les points positifs et négatifs de ce pavé édité à l'Ecole des Loisirs!

Chroniques de l'université invisible constitue une intégrale réunissant plusieurs romans qui avaient auparavant été édités aux éditions Petit à petit. Je crois que la quatrième partie incluse dans cette brique n'a été ajoutée que pour l'édition Ecole des Loisirs, histoire de boucler la boucle... Et ça se sent énormément.

Les trois premières parties reprennent donc chacune les trois premiers romans : le premier centré sur Mélusine, le second sur Framboise et le troisième sur Tristan. L'intrigue est somme toute assez classique mais efficace : de jeunes gens aux capacités surnaturelles sont repérés par des initiés et découvrent un monde caché au nôtre où évolue toute une toile d'intrigues et de personnages fascinants. Télépathes ou télékinésistes, ces jeunes gens ont tout des jeunes X-Men. Framboise et Mélusine sont recrutées par l'Université, un institut qui dit vouloir leur apprendre à maîtriser leurs dons, et qui pour cela les coupe définitivement de leurs familles. Tristan, lui, est un temps repéré par l'Université avant de tomber aux mains de leurs ennemis jurés, les vampires (oui oui), qui s'avèrent au final avoir des griefs tout à fait acceptables contre l'Université et qui sont loin d'être des monstres.

Mais très vite, nos trois héros et leurs histoires respectives sont noyés dans un imbroglio de rebondissements, une galerie foisonnante de personnages et des situations sans queue ni tête : et c'est dommage! Quasiment toute la quatrième partie, nos trois jeunes gens sont trimbalés par les gens qui les aident - ou qu'ils aident? On ne sait plus - sans avoir le moindre impact sur l'intrigue. Tout pourrait se dérouler sans eux, et l'on finit par se demander ce qu'ils fichent là! 

Le style, lui, est très agréable, mais la multitude des personnages et leurs nombreux dialogues donnent vraiment l'impression que l'auteur avait tous ces gens aux histoires différentes, riches et palpitantes dans sa tête, qu'elle a voulu tous les inclure par tendresse, mais sans pouvoir leur laisser le loisir de s'épanouir et de montrer tout leur potentiel. Résultat, on assiste à une explosion de private jokes inexpliquées, comme quand on se retrouve à manger avec plein de gens qui se connaissent mais que l'on a jamais rencontrés. Et c'est frustrant!

J'ai mis des semaines à lire ce roman, et j'en suis la première peinée. Je suis soulagée d'avoir appris que c'était un peu un "livre Frankenstein", reconstruit à partir de morceaux d'histoires, auquel on a voulu donner une fin, car cela explique sans doute ce côté très décousu. J'attendrai un peu avant de découvrir d'autres travaux de Maëlle Fierpied, histoire d'oublier un peu cette déception pour pouvoir apprécier pleinement son travail.

4 commentaires :

  1. Le résumé est plutôt prometteur sinon :)

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  2. Mais oui!!! C'est bien ça qui est dommage! ;_;

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  3. Je me souviens avoir dévoré ce roman. Je ne me souviens pas du côté décousu dont tu parles. Sinon, j'ai lu Galymède et Bazmaru et la fille du vent du même auteur et son troisième roman à L'école des loisirs attend dans ma pal, j'aime beaucoup beaucoup. Je te conseille d'en tenter un autre! :D

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    1. Bazmaru me disait bien! Oui, il ne faut pas rester sur une mauvaise impression... Je m'y mettrai sans doute dans les mois qui viennent!

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