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lundi 2 novembre 2015

"Les personnes qui ne s'expriment pas meurent à petit feu."

Je suis actuellement dans ma phase "ohmondieujedoistuermapilalire", du coup je lis mes romans par thématique. En ce moment, je suis dans les romans parlant d'adolescents traversant des périodes plus ou moins difficiles dans leurs vies. Aujourd'hui, je vous parle de Vous parler de ça que j'ai lu aux éditions La belle colère.

En 1998, Laurie Halse Anderson, jusque-là auteur pour enfants, est réveillée par les sanglots d'une jeune fille. Dans la maison, ses enfants dorment à poings fermés; c'est un cauchemar qui a réussi à la tirer du sommeil. Répondant au besoin de se vider l'esprit des pensées sombres qui s'y agitent, Laurie attrape un carnet et y couche le brouillon d'une histoire, celle d'une jeune fille qui ne parle plus depuis un terrible crépuscule d'été. 

Vous parler de ça est un texte qui secoua beaucoup la Young Adult anglo-saxonne depuis la fin des années 90 mais qui n'arriva en France qu'en 2014, grâce au regain d'intérêt amené par John Green et d'autres auteurs américains pour des textes forts, plein de véracité et de sujets profonds traités avec sérieux et tendresse.

On ouvre le livre sur Melinda, une jeune fille de quatorze ans qui entre au lycée (avec toutes les horreurs qui suivent l'entrée dans un lycée américain, les clans, la popularité, l'argent, les fringues), et qui trimbale derrière elle une mauvaise réputation. En effet, tout le monde sait qu'elle a gâché la fête de l'année l'été dernier en appelant la police en plein milieu des festivités, obligeant tout le monde à détaler comme des lapins. Ses amies du collège ne lui parlent plus. Elle-même ne parle plus tellement. Et plus elle nous raconte ses journées, plus on comprend que quelque chose de grave s'est passé.

Au fur et à mesure du récit, Melinda se replie sur elle-même puis décide de sortir de son cocon, elle panse ses blessures et prend peu à peu la parole. Elle tente d'abord d'oublier, d'enterrer ses souvenirs, avant de se laisser contaminer par l'angoisse et tenter de la surmonter. Accompagnée par un prof d'arts plastiques compréhensif, elle apprend doucement à respirer, à survivre puis à vivre. 

C'est un texte sincère, tout en simplicité et en phrases coups de poing. On s'attache vite à Melinda et on comprend son incapacité à parler. On a envie de lui faire des câlins et de l'aider à se réparer. C'est un excellent roman qui parle de guérison, de plaies invisibles, du pouvoir qu'ont les mots et de la difficulté à se faire comprendre par ses pairs. A lire absolument.

4 commentaires :

  1. Réponses
    1. Et bien fais-toi plaisir, tu ne le regretteras pas! Je suis sûre que tu peux le trouver dans toutes les bonnes bibliothèques ;)

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  2. je l'ai lu et j'ai aussi vu l'adaptation cinéma avec Kristen Stewart jeune.

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    1. Alors, qu'en as-tu pensé? Et le film vaut le coup?

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