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lundi 8 octobre 2012

“Those that can heal can harm; those that can cure can kill.”

Quand je l'ai lu la première fois: Cet été, pendant ma colo.
Pourquoi je l'ai lu: On me l'avait fortement recommandé, et moi, j'écoute [Geai] les recommendations.

 
 Journal d'une sorcière, de Celia Rees
Lu en français, disponible en anglais sous le titre The witch child.

Ancienne quatrième de couverture:
Mars 1659. Suite à l'exécution publique de sa grand-mère, condamnée pour sorcellerie, Mary s'embarque pour le Nouveau Monde - l'Amérique - afin d'échapper au même triste destin. Un interminable voyage commence à bord de l'Annabel, voyage dangereux s'il en est pour la jeune Mary qui doit faire face aux regards méfiants et à l'austérité des colons puritains embarques à ses côtés. Promiscuité, découragement, superstition, mais aussi amitiés et amours naissantes font le quotidien de la jeune fille, livré à son journal. Dans un XVIIe siècle où fièvre religieuse et barbarie se croisent, où tout reste à découvrir, cette adolescente décidée, en recherche permanente de sa propre identité, dépassera ses craintes et les conventions sociales pour aller à la rencontre du monde, de l'autre et de la connaissance...  

 C'est avec Journal d'une sorcière que je termine (enfin!) mon défi jeunesse commencé en juin. Je l'ai lu d'une traite en juillet dernier, ainsi que sa suite, Vies de sorcières.
 

Ce roman aux allures historiques nous est offert comme un témoignage de première main en forme de journal, soit-disant retrouvé caché dans une vieille couverture en patchwork. Il est l'occasion pour l'auteur de se plonger dans l'Amérique du XVIIème siècle, du point de vue d'une adolescente accusée de sorcellerie. Le roman nous dépeint le quotidien, les angoisses, les travers et les mentalités des colons de l'époque. Dans le second tome, nous retrouvons Mary plus tard, adoptée par les Indiens et tentant de trouver sa place et son identité dans ce Nouveau Monde en plein chaos.

Le style est simple, parfois un peu redondant et très expéditif. On n'a que très peu d'introspection de la part de Mary, nous sommes surtout, comme elle, spectateurs de ce qui se passe. On a du mal à s'attacher à elle, car elle reste mystérieuse même pour le lecteur et raconte son quotidien avec les yeux d'une ado du XXIème siècle. C'est un peu perturbant et quelques incohérences m'ont perturbée. 

Néanmoins, ces deux livres m'ont permis de m'intéresser et de mieux comprendre la colonisation de l'Amérique, période à peine traitée dans les cours d'Histoire. C'est une excellente approche ludique et romanesque des conflits politiques entre Indiens et colons, des mentalités puritaines, de la façon dont les villes se sont construites. Cette plongée dans l'Histoire américaine, qui fait la part belle aux Indiens, souvent négligés dans ce genre d'ouvrages, à le mérite de m'avoir passionnée. L'auteur ne fait pas l'impasse sur les exécutions, les conditions de vie parfois atroces (notamment pendant la traversée), les difficultés pour s'adapter à ce nouveau pays, la mort qui prend par surprise.

Quelques petits détails magiques et spirituels ajoute à tout cela une petite touche d'inexpliqué qui fait du bien et donne une ambiance presque mystique aux romans, notamment dans le second ; Mary est-elle vraiment une sorcière? Ou bien était-elle juste trop moderne pour son époque?

Des maladresses et des passages un peu longs, en somme, mais une très bonne approche historique qui plaira aux enfants curieux comme aux adultes intrigués.

2 commentaires :

  1. Je n'ai pas encore lu Vies de Sorcières mais j'ai bien aimé le Journal donc je tenterai cette suite à l'occasion ! Tu es finalement arrivée au bout de ton thème et même s'il t'a fallu trois mois de plus que prévu, tu nous a fait découvrir de superbes ouvrages donc merci ! :)

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  2. Je me souviens de les avoir lu quand j'étais ado, j'avais beaucoup aimé le premier tome et un peu moins le second. J'aivais bien aimé le coté immersif

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