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dimanche 30 septembre 2012

Ma caverne aux merveilles perso.

Ce billet inaugure une nouvelle catégorie du blog, celles où je vous parle des petits endroits où je me rends quand je suis en pleine crise boulimique de lecture. Je ne vous parlerai pas des FNAC ou Virgin qui n'ont pas besoin qu'on en parle pour se faire de l'argent. Je vous parlerai plutôt de mes bons plans et de mes endroits préférés où me rendre quand j'ai un peu de sous dans ma bourse et l'envie d'encombrer davantage mes étagères.

L'un des premiers lieux qui m'a donné envie de farfouiller pendant des heures dans des dizaines d'étagères poussiéreuses est le magasin Emmaüs qui se trouve en périphérie de Dunkerque. Mes parents s'y rendent très régulièrement depuis des années, toujours à la recherche d'un petit élément de déco ou d'un meuble à rénover. Nous ne nous y rendons pas par altruisme bourgeois, mais il faut dire qu'en plus de receler des trésors à des prix dérisoires, Emmaüs est un endroit où l'on sait que l'argent que l'on dépense va être utile à quelque chose. Celui de Dunkerque est immense, très bien tenu et très agréable, et on y trouve absolument de tout.

Etant la grande lectrice de la famille, j'ai très tôt appris à fréquenter le rayon livres. Nous avons de la chance à Dunkerque, car contrairement à d'autres magasins Emmaüs, les livres sont classés par genre et par ordre alphabétique! Cela rend les fouineries beaucoup plus confortables et fructueuses. J'ai personnellement horreur des friperies ou des bouquineries où il faut fouiller dans des caisses remplies à ras bord de choses qui n'ont absolument rien en commun pour espérer trouver des trésors. 

Au fond d'une allée, des étagères et meubles débordant d'encyclopédies et de posters vous indiquent la voie à emprunter.
Un premier grand rayon réunit les vieux vinyls... et des livres (très) anciens, qui doivent, je l'imagine, faire le bonheur des collectionneurs et des antiquaires. On y trouve, entre autres...
...Une Histoire de la nation française en 12 tomes datant de 1912, de magnifiques ouvrages reliés cuir qui ont défié le temps... 
...Un Cour familier de littérature rédigé par Lamartine, sorte de revue littéraire mensuelle que recevaient les familles pour s'instruire... 
...datant de 1866...
...Ou une encyclopédie de médecine des années 40, complète!

Je ne m'y connais pas encore assez en livres anciens pour oser en acheter, mais je passe chaque fois de longs moments dans cette section du magasin, afin de feuilleter des ouvrages qui ont traversé tant de choses. C'est revigorant. Je passe ensuite à l'autre partie de la section "Livres", celle qui recèle des rayons aussi divers que littérature jeunesse, livres en poche, cuisine, livres en anglais ou grands classiques.
Voilà, par exemple, le long rayon "Romans", qui contient tous les livres de fiction ne rentrant ni dans la cétagorie "policiers", ni dans la catégorie "livres de poche". Au fond, le rayon "livres en langue étrangère..."

...dont le rayon "anglais" est de plus en plus fourni. Chaque fois que j'y vais, je déniche quelque chose. Vendredi dernier, il y avait en vrac une édition complète des pièces de Shakespeare, des romans de Thomas Hardy et de Charles Dickens, une édition de Harry Potter and the Half-Blood Prince, et surprise! 
Deux des tomes qui constituent la série The Worst Witch dont je vous ai déjà parlé ici! J'étais aux anges, sur Amazon avec les frais de port, ils m'auraient coûté beaucoup plus cher que ce que j'ai payé!

Je me dirige surtout vers le rayon jeunesse, qui comme vous pouvez le voir ci-dessous, est très richement pourvu!
Des romans, des BD, des albums, et même de vieux magazines!
Il y a tellement de titres qu'ils s'alignent souvent sur deux rangées... Le rêve, quoi.

Sincèrement, on aurait tort de se priver, non?

Je n'ai pas pris en photo le long rayon des classiques qui s'étend sur dix mètres, ni l'étagère remplie de librio à 50 cts, ni le long couloir des romans policiers et des romans noirs, ni l'immense bibliothèque des beaux livres, en cuir rouge, reliés à l'ancienne... Je ne pense pas pouvoir rendre hommage à cette corne d'abondance littéraire en un billet, de toute façon. Mais voilà, pour celui-ci, la moisson de l'autre jour. 10 livres pour 10,50€. Et pas des moindres, jugez plutôt!


  • Contes Fantastiques, d'E.T.A. Hoffmann, tome 2 & 3
  • Luce, calme et volupté de Sempé
  • Contes cruels de Villiers de l'Isle-Adam
  • L'homme invisible de H.G.Wells
  • Six personnages en quête d'auteur de Pirandello
  • Lettres des Îles Baladar de Prévert
  • A bad spell for the worst witch et The worst witch all at sea de Jill Murphy
  • Histoire du prince Pipo de Pierre Gripari
Je pense tenter de vous faire un billet chaque fois que je m'y rends, pour vous montrer que les trouvailles se font à chaque visite.

Tous les Emmaüs ne sont pas les mêmes, certains ont un rayon bouquinerie très petit, voire inexistant ; d'autres le gèrent très mal ; d'autres encore sont plus complets et mieux rangés. Mais cela vaut souvent le coup de s'y attarder quelques instants, pour dénicher de petits trésors sans perdre d'argent. N'hésitez pas à farfouiller dans celui qui se trouve le plus proche de chez vous!


“If you live to be a hundred, I want to live to be a hundred minus one day so I never have to live without you.”

Quand je l'ai lu la première fois: En 2009, lors de mon année en Angleterre.
Pourquoi je l'ai lu: Pourquoi pas?


Winnie-the-Pooh, de Alan Alexander Milne
Disponible en français, évidemment, sous le nom de Winnie l'Ourson!


Résumé made in Noosfere:

Être aimé... et aussi traîné dans l'escalier, en se cognant la tête à chaque marche, c'est le sort d'un ours en peluche ! Mais la vraie vie et les copains de Winnie l'attendent dans la « forêt » : Porcinet, Lapin, Bourriquet le grognon, Hibou et ses discours vaseux... avec Christophe Robin, le grand ami. Les abeilles, la chasse au Bouribou, l'inondation, les cadeaux : c'est chaque jour une nouvelle aventure !
Je ne lisais pas Winnie l'Ourson étant petite, et je ne connaissais des oeuvres de Disney que les chansons qu'il y avait sur les cassettes Chantons ensemble! Comment, vous ne vous souvenez pas de Chantons ensemble? Piqûre de rappel.


Nous disions donc. Winnie-the-Pooh est un recueil d'aventures mettant en scène les jouets de Christopher Robin, personnage largement inspiré du fils de Milne en personne. Voilà les jouets originaux, si ça vous intéresse:

Chaque chapitre conte une aventure, poétique, un peu absurde et irrésistiblement tendre. Je ne sais pas l'effet qu'a la lecture de ce bouquin sur les petits, mais sur les grands, il est clair que vous ne pouvez vous empêcher de sourire à tout bout de champ, surpris par un jeu de mots original ou par un dialogue à l'apparence très simple et pourtant très profond.

Bon, c'est sûr, pas de folles équipées sauvages dans la forêt des rêves bleus ("100 acres forest" en V.O.). Il n'y a pas de crime à résoudre, d'énigme à déchiffrer ou d'injustice à réparer. Tout est pastel et doux, sans grande surprise pour le lecteur adulte, sans suspens, sans sursaut. Mais c'est tout aussi bien. Winnie-the-Pooh [Tigger] est un récit parfait pour se détendre avec un peu de poésie inoffensive le soir, avant de se coucher.

Le livre en lui-même est très joli. Les illustrations pastelles de Ernest Shepard font partie intégrante du récit. Je vous laisse admirer, cliquez pour voir en plus grand!

Un petit livre tout doux, au style très poétique, simple et tendre, que je conseille à tous ceux qui ont envie de retrouver l'enfant qui est en eux.

mercredi 5 septembre 2012

"Ne pleure pas Sophie, et n'oublie pas qu'avouer tes fautes c'est te les faire pardonner."

[Paul] Quand je l'ai lu la première fois: J'étais petite, je devais avoir 7 ans.
Pourquoi je l'ai lu: Ma grand-mère avait beaucoup de livres de la Comtesse de Ségur ; je les ai tous dévorés!


Les Malheurs de Sophie, de la Comtesse de Ségur

Résumé made in Babelio:

Pauvre petite Sophie ! Elle a pourtant tout pour être heureuse : une maman qui prend un soin tout particulier de son éducation, un papa qui l'adore, un cousin qui la défend toujours, une bonne qui est aux petits soins pour elle, un château magnifique... Oui, mais voilà... Sophie est loin d'être la petite fille modèle que l'on attend, au contraire de ses amies Camille et Madeleine. Elle n'en fait qu'à sa tête et il s'y passe souvent de drôles de choses, au grand désespoir de tous. Elle coupe en morceaux les petits poissons de sa mère, manque de se brûler en pataugeant dans la chaux vive, fait souffrir le martyr à sa poupée de cire ou décide de se couper les sourcils pour devenir plus belle ! Bref, Sophie accumule les bêtises et fait preuve de bien vilains défauts, comme la gourmandise, la paresse ou encore le mensonge. Sa mère, inflexible et désireuse d'inculquer à sa fille les bases essentielles d'une bonne éducation, ne l'entend pas de cette oreille. Elle ne laissera rien passer et la pauvre Sophie devra maintes fois assumer les conséquences de ses actes en tentant d'en tirer une leçon, ce qui n'est pas souvent facile !
Voilà une trilogie qui peut déclencher certains baillements parmi vous. Si, si, je vous vois! Et bien rangez-moi ces langues pendantes et ces soupirs exaspérés. Parce que la Comtesse de Ségur, c'est suranné sans être vieillot.

Mes livres "jeunesse", étant petite, étaient surtout les classiques français : Marcel Pagnol, Jules Verne, Perrault, La Fontaine... et la Comtesse de Ségur. J'ai lu avec ferveur la plupart de ses ouvrages. Sophie, l'héroïne de la trilogie des Malheurs de Sophie, est une petite fille qui semble vivre dans un conte de fées, et qui pourtant, est loin de se comporter - ou d'être traitée - comme une princesse. Elle fait des bêtises, déclenche des batailles ou crée des ennuis à tous les habitants de son château. Elle passe par des peines, des colères et des tragédies, elle grandit, apprend de ses erreurs et essaie de devenir quelqu'un de bien. C'est un roman d'apprentissage qui donne aux enfants et aux plus grands l'exemple d'une petite fille, venue d'une autre époque, dont les soucis et les aventures sont très similaires à celle d'une petite fille du vingt-et-unième siècle.

Mon petit coeur se fendit de tristesse, se remplit d'indignation ou palpita de tendresse en dévorant les trois livres. J'ai dû les relire une demi-douzaine de fois en tout et pour tout, avec le sourire que l'on a en retrouvant de vieux copains. D'autant que j'adorais le dessin animé Les malheurs de Sophie qui passait à la télé! Vous vous en rappelez?


Je conseille la lecture à tous ceux et toutes celles qui aimeraient jeter un oeil dans l'univers drôle, chaleureux et adorablement poussiéreux de la Comtesse de Ségur. Un classique, à mon sens, qui finira sans doute par vieillir un peu trop pour plaire aux nouvelles générations, mais qui marqua d'un sceau indélébile l'histoire de la littérature pour enfants en France, la rendant plus drôle, plus tendre et un poil moins moralisatrice.