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vendredi 1 juin 2012

“Some people without brains do an awful lot of talking, don't you think?”


Quand je l'ai lu la première fois : Printemps 2009
Pourquoi je l'ai lu : Dans le cadre de mon mémoire de littérature anglaise... [Toto] Il me permettait de m'évader pendant les horribles heures où je surveillais une bande de lycéens futurs pêcheurs pendant qu'ils me prouvaient sans cesse que je n'avais aucune autorité sur eux!

The Wonderful Wizard of Oz, de Lyman Frank Baum
Première édition en 1900
Lu en anglais, disponible en français sous le titre Le Magicien d'Oz.

Résumé made in Amazon:
Emportée par un cyclone avec son petit chien. Dorothée se retrouve dans un étrange pays. Accompagnée d'un épouvantail qui parle, d'un bûcheron de fer-blanc et d'un lion poltron, elle se met en route vers le palais du mystérieux et puissant magicien d'Oz. Lui seul a le pouvoir de l'aider et rentrer chez elle, au Kansas. Mais à quel prix acceptera-t-il de secourir Dorothée et ses amis ? Le chemin est long et périlleux, et bien des épreuves les attendent...

Premier billet dans le cadre de mon petit challenge/bilan de juin. Je commence par ce classique de la littérature jeunesse américaine, que nous connaissons surtout en France pour être un joli film de 1939. Petite, j'ai beaucoup regardé la cassette du Magicien d'Oz avec Judy Garland. J'étais émerveillée par les costumes, les décors, les aventures, et j'étais bien contente de voir la sorcière fondre à la fin! Les musiques sont entraînantes, et je les passais en boucle, même si à l'époque, l'anglais et moi ça faisait trente-six. Petit extrait pour vous remémorer des souvenirs, ou au pire des cas, vous faire découvrir ce film:


Je me suis donc plongée dans The Wonderful Wizard of Oz lors de ma licence d'anglais, époque à laquelle j'ai dévoré à peu près tous les classiques jeunesse de nos amis anglophones. Je suis allée de surprise en surprise, de haussement de sourcil en moue dubitative, d'éclat de rire à soupir fatigué.

Le Magicien d'Oz est un roman initiatique moderne qui faisait, en filigrane, une critique ET un éloge du modèle américain. Dorothy, jeune fermière orpheline élevée par son oncle et sa tante dans la campagne du Kansas, se retrouve mystérieusement héroïne d'un monde, celui d'Oz, qu'elle ne connaît absolument pas, où vivent sorcières, fées, étranges petits êtres, épouvantails, hommes de fer... Le schema rappelle beaucoup celui d'Alice au Pays des Merveilles, l'absurde poétique en moins. Dorothy est une petite fille très raisonnable et terre-à-terre, pour qui la mythique cité d'Emeraude est une terre promise. Elle se fait des amis tout au long du chemin, vit des expériences drôles et effrayantes (elle est réduite en esclavage par la sorcière, traverse une ville de Lilliputiens, démasque le Magicien...) et finit par découvrir qu'elle avait toujours eu les moyens de rentrer chez elle.

Il en est de même pour tous les personnages : ils découvrent à la fin de l'histoire qu'il suffit de le vouloir pour se voir doté des qualités qui nous font défaut. Le modèle du self-made man à l'américaine dans toute sa splendeur. La morale de l'histoire, c'est qu'il suffit de le vouloir pour y arriver, peu importe le but qu'on s'est fixé.

C'est justement ce qui m'a dérangée. Le rêve américain était peut-être très réaliste au début du 20ème siècle, mais il est aujourd'hui complètement dépassé. Le Magicien d'Oz, sans en faire l'apologie, se base sur ce concept pour construire son récit comme une espèce de propagande du modèle américain. Cependant, il critique également l'illusion que tout est possible dans les grandes villes (la cité d'Emeraude est souvent comparée à New York, et sa couleur rappelle celle du dollar), et que l'on peut être gouvernés par des menteurs. Il met également en avant le doute comme nature profonde de l'être humain, l'empêchant d'avancer et de se connaître entièrement. Le lion, l'homme de fer et l'épouvantail sont trois personnages exceptionnels, rongés par le doute et une basse estime d'eux-mêmes, en faisant des personnages certes caricaturaux, mais touchants et représentants trois qualités inaliénables qu'il faut encourager chez l'être humain : l'intelligence, le courage et l'amour.

Une lecture douce-amère, donc, qui me laisse sur un sentiment de frustration. J'attendais beaucoup plus de ce livre, et j'ai été déçue. Mais avoir lu Wicked m'a donné envie de le relire : peut-être découvrirais-je un autre angle d'analyse pour cette histoire fantastique? 

Si cela vous intéresse, sachez que Lyman Frank Baum a écrit treize suites! Malheureusement, elles ne sont pas traduites en français. Vous pouvez trouver par contre des recueils contenant tous les livres sur le monde d'Oz en anglais (par ici par exemple). Peut-être que lire l'intégrale me réconcilierait avec l'oeuvre de Baum?

2 commentaires :

  1. Il faudrait quand même que je lise ce classique... Cela fait longtemps que je dis que je vais m'y mettre...
    Pauline,
    Entre Les Pages : http://areader.over-blog.com/

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  2. Il est vraiment sympa, d'autant qu'il n'est pas très populaire en francophonie ;)

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