#footer-column-container { clear:both; } .footer-column { padding: 10px; }

jeudi 9 janvier 2014

En fait, j'veux être libraire.

Les amis, j'ai un truc à vous raconter. Une expérience hors du commun, presque une révélation, une épiphanie! Je termine cette année ma seconde année de Master Métiers du Livre Jeunesse à l'université de Lille 3. J'avais déjà une maîtrise d'anglais - où j'avais travaillé sur Peter Pan, on ne se refait pas - et cette formation a été pour moi une chance, autant sur le plan professionnel que personnel. Je vous ferai une autre fois la longue liste des grandes qualités de ce Master, c'est promis, mais en attendant, il faut que je vous parle de mon stage.

Nous devons réaliser au moins quatre mois de stage dans une entreprise liée à la littérature de jeunesse, de préférence l'édition ou la librairie. Moi, les deux m'ont toujours intéressée, et j'ai déjà roulé ma bosse en édition amateur via des fanzines et des associations. Mais je n'avais pas les moyens de partir quatre mois à Paris, à Bruxelles ou à Londres pour travailler dans une maison d'édition, et peu de choix s'offraient à moi.

Je me suis alors tournée vers une librairie spécialisée dans la jeunesse, tout près de chez moi. J'aimais déjà beaucoup discuter avec la libraire, et nous papotions de plus en plus à chacune de mes visites depuis mon entrée dans ce Master (je lui demandais de me trouver des éditions improbables de Mary Poppins ou Percy Jackson, son courage dans ces quêtes difficiles m'a toujours impressionnée). En juin dernier je lui dis qu'il va falloir que je fasse un stage, et j'évoque l'idée de lui soumettre ma candidature. J'ai à peine formulé l'idée qu'elle me répond très vite "oui". Mon coeur danse la samba et je me débrouille pour faire ma convention de stage dans les plus brefs délais.

Le mardi quinze octobre 2013, je passe la porte de la librairie et pose mes affaires dans la réserve. Je serai à la librairie quinze heures par semaine pendant deux mois. Au début, je suis extrêmement intimidée, moi qui pourtant ne suis pas d'un naturel stressé, et je mets un peu de temps à prendre mes marques et des initiatives. Mais la libraire, passionnée, douce et patiente, prend le temps de me guider et de me dévoiler une à une les petites ficelles de son joli métier.

On pourrait croire que le métier de libraire est avant tout un métier de commerçant. C'est en partie vrai. La masse de travail liée à la gestion du stock, à la réception de commandes de collectivités, au suivi des factures ou aux comptes de caisse est immense. Mais c'est en fait et surtout un métier très humain. Beaucoup des gens qui passent la porte de la librairie le font de façon très occasionnelle, ou sont à la recherche de quelque chose de particulier. Ayant la chance d'avoir une formation à la fois théorique et professionnelle sur la littérature de jeunesse, j'ai adoré aller à la rencontre des publics qui côtoient la librairie. Dans ce petit (ahem) billet introductif, j'ai choisi de vous donner des exemples des choses qu'on m'a demandées pendant mes deux mois de stage.

Je travaillais donc dans une librairie jeunesse, qui a l'avantage de se situer sur le trajet du marché : les mercredis et samedis, il était fréquent qu'une jeune personne entre seule dans le magasin pour choisir un livre pendant que ses parents terminaient les courses du jour - et parfois, plus fréquemment qu'on ne le pense, une personne moins jeune aussi. Et on a des demandes de ce genre:

Là, c'est un moment jubilatoire pour le libraire. On peut partager avec un autre amateur de bonnes lectures les derniers coups de coeur, débattre autour d'un livre lu et spéculer sur la suite d'une série. C'est toujours un moment un peu magique quand on voit quelqu'un repartir avec un livre qu'on a adoré, qu'on a conseillé, et que la personne a pris sans se poser d'autres questions que celle de savoir si vous, vous aviez aimé. 

Je suis du genre à me battre contre les stéréotypes des libraires élitistes qui froncent le nez ou poussent un petit soupir méprisant quand un client ose leur demander s'ils ont le dernier Marc Lévy ou la premier tome de Twilight. Je pense avoir côtoyé suffisamment de librairies pour me rendre compte que ce cliché n'en est malheureusement pas toujours un, et entendre des futures collègues glousser quand un jeune garçon s'est trompé sur le nom de l'auteur d'Alice au Pays des Merveilles. Car évidemment, ce genre de choses arrivent:
En l’occurrence, c'est un prof de français d'un collège de la ville qui fait lire Alice à ses élèves. Dans une classe, tous les jeunes ne sont pas forcément des lecteurs chevronnés : beaucoup ne lisent que ce qu'on leur fait lire pour l'école. Un jeune homme de troisième entre dans une librairie - lieu qui lui est méconnu, voire inconfortable - vient vous voir - ce qui demande de mettre sa timidité dans sa poche - et vous demande si vous avez le livre dont il a besoin - il vous demande un renseignement : le libraire est à son service, et n'a pas à glousser ou à le corriger s'il se trompe sur le titre ou l'auteur. J'ai vu suffisamment de scènes de ce genre que j'en viens à être outrée. Une librairie est un lieu de partage, d'échanges et de transmission : il faut participer à briser cette tendance qui fait des librairies des sanctuaires du savoir qu'il faut être digne de pouvoir pénétrer. C'est absurde et ridicule. Et ça n'aide en aucun cas les libraires à donner l'envie de venir les voir, au lieu d'aller sur Amazon.

J'ai d'ailleurs observé la libraire aider quelqu'un qui lui avait demandé ceci:
C'est une situation délicate : il s'agit d'un adulte qui veut s'intéresser à un domaine qu'il ne connaît que mal. Cela demande du doigté, de la finesse et beaucoup de compréhension pour choisir un livre qui correspondra à la demande faite, surtout dans une librairie jeunesse où l'on ne veut, paradoxalement, en aucun cas infantiliser les clients. Pour la petite anecdote, la libraire lui a conseillé les premiers tomes de Hunger Games de Suzanne Collins et Uglies de Scott Westerfeld, pour leur écriture dynamique, le grand taux de suspense qui stimule la lecture et les thèmes sérieux et sombres qui y sont abordés.

A force de déambuler dans ma bulle universitaire et professionnelle de contacts, d'amis et de relations qui apprécient la littérature de jeunesse et ne se posent plus la question de sa légitimité, l'expérience en librairie m'a fait cependant prendre conscience que dans l'esprit général, la chose est loin d'être évidente. Jugez plutôt:



Qu'à l'université, les snobinards de Lettres Classiques pensent que nous passons notre temps à lire des albums du Père Castor parce qu'il y a des images, c'est un peu agaçant mais c'est de bonne guerre (on leur répond que plus personne ne parle latin et qu'il faut vivre au XXIème siècle, à ces petits gars! ^^). Mais que le grand public pense que les libraires spécialisés dans la jeunesse le sont par opportunisme (ça vend plutôt pas mal) ou par dépit (ils préfèreraient le rayon littérature contemporaine mais il n'y avait plus que ça), ça m'a beaucoup perturbée. J'ai parfois tenter de sortir la phrase magique, "Une bonne histoire est une bonne histoire pour tout le monde", mais j'ai récolté plus de sourires attendris ou de haussement de sourcils agacés que de curiosité et d'interrogations. Malgré les succès phénoménaux de grandes oeuvres de littérature de jeunesse, malgré le fait évident que ces livres sont lus parfois plus par des adultes que des enfants, malgré l'acceptation générale que cette littérature recèle tout un tas de trésors, le mépris de la littérature de jeunesse, ce "sous-genre", est toujours profondément ancré dans la tête des gens.

Et je pense que je vais faire de ce combat mon cheval de bataille pour les années qui viennent. J'ai la chance d'avoir une formation qui m'a ouvert les yeux sur l'omni-présence médiatique ou l'impact important de cette littérature dans notre société, et j'aimerais beaucoup réussir à convaincre quelques personnes de cette légitimité. Il y a encore beaucoup de boulot, mais j'ai plusieurs cordes à mon arc!

D'autant que la littérature de jeunesse a une place majeure dans l'éveil de la curiosité, l'accompagnement et le développement des enfants. Les livres permettent de faire comprendre ce qu'on a parfois du mal à dire. Des choses parfois difficiles. Je m'en suis surtout rendue compte quand on m'a demandé, à quelques jours d'intervalle:

Comment rester professionnelle et efficace dans ces cas-là? Le coup de pression est atroce, mais il faut rester détachée et farfouiller dans le magasin pour trouver quelque chose qui devrait correspondre. Nous avons toujours fini par trouver, mais c'est le genre de demandes qui vous restent en tête et qui vous travaillent pendant des jours.

Je peux par contre vous parler des demandes farfelues, qui font bien rire, qu'on a eues de certaines personnes, ce genre de gens qui sont à la recherche de quelque chose de très précis, et qui font le tour de toutes les boutiques pour pouvoir trouver:
Inutile de vous dire que j'ai eu beau feuilleter des tas d'albums de coloriage (pour la simplicité du trait), des livres d'art ou des abécédaires, la dame est repartie les mains vides, mais avec un sourire. On a passé un très bon moment à chercher, toutes les deux, quelque chose qui pourrait l'aider!

Je vais conclure pour ce billet-ci (qui commence à être très long). J'en ferai d'autres (d'autant que je retourne à la librairie en mars pour deux mois! J'ai hâte!). Je ne sais pas encore ce que ces billets diront. Mon but est surtout de vous montrer l'autre côté du comptoir et de vous faire part de mes réflexions sur le travail de libraire et sa place dans notre société (à ma toute petite échelle!). Avez-vous déjà connu de supers libraires qui vous ont, à un moment ou un autre, aidés? Ou au contraire, avez-vous assisté à des scènes de snobisme comme celles dont je vous parlais plus haut? N'hésitez pas à me faire part de votre expérience et de vos commentaires!

(Et bravo pour avoir tout lu jusqu'ici.)

14 commentaires :

  1. Très sympa ton expérience dans cette librairie, j'aime qu'un libraire soit sans préjugés. Bon courage pour la suite. ;)

    RépondreSupprimer
  2. Article passionnant, j'aimerais travailler en bibliothèque , ce qui n'est pas très loin de la librairie donc c'était plus qu'intéressant! J'attends les autres avec impatience ;)

    RépondreSupprimer
  3. Très beau billet. Par contre, tous les gens de lettres classiques ne sont pas si élitistes (et puis, tu peux quand même parler en grec ancien avec tes collègues, ça c'est cool).
    Je connais quelques libraires, souvent dans des petites villes, qui prennent le temps de te conseiller. Ils arrivent à te dénicher des perles. Mais j'en ai connu d'autres qui te renvoient vers un rayon en te disant de te débrouiller... et ça c'est moins cool.

    RépondreSupprimer
  4. Un bien bel article ! J'ai travaillé à la librairie Athenaeum (Beaune) pendant environ 7 mois, surtout au secteur jeunesse (qui proposait tant des livres que des jouets), et j'ai vraiment adoré cette expérience ! Je me suis reconnue dans beaucoup de situations que tu as vécues, notamment le fait que la littérature jeunesse souffre encore de bien des préjugés. A l'Athenaeum, située juste en face des Hospices de Beaune (monument le plus visité de Bourgogne), le public était extrêmement varié et les demandes aussi, je ne m'ennuyais jamais ! Et depuis que j'ai emballé un hippopotame en peluche d'1m20, je suis devenue la reine des paquets cadeaux ;)
    J'ai hâte que tu continues de nous parler de ce métier pour lequel tu es faites, à l'évidence :)

    RépondreSupprimer
  5. je suis contente de lire ton expérience ! C'est clair que ça doit être un métier épanouissant :)

    RépondreSupprimer
  6. Oh merci de ce partage! Personnellement je suis en bibliothèque section jeunesse et je retrouve certains de ces situations! ^^ J'adore mon travail, surtout quand on me demande conseils! :D

    RépondreSupprimer
  7. Superbe billet !! C'est vraiment agréable de lire autant de passion pour les métiers du livre; Je travaille moi-même en bibliothèque, spécialisée dans le secteur Ado et c'est toujours un bonheur de pouvoir partager avec eux ou leurs parents et de pouvoir discuter des lectures qu'on leur a conseillé par la suite :)
    C'est un monde de partage et c'est dommage que certains ne le prennent pas comme tel ... Le libraire de la ville voisine par exemple est tout simplement mauvais ... C'est le genre qui n'a jamais rien en rayon de ce qui intéresse vraiment les gens et par dessus le marché qui ne dit jamais bonjour ou au revoir ... Bref, il donne pas envie de revenir dans sa boutique ...
    J'aurai rêvé d'avoir ma librairie, mais c'est vrai que de nos jours ça devient de plus en plus difficile de faire marcher ce secteur, pour différentes raisons, et c'est triste ...
    En tout cas je lirai la suite de tes aventures avec grand plaisir :)

    RépondreSupprimer
  8. Ton billet est très sympa et se dévore ! C'est très chouette de connaitre ton retour d'expérience :) Sur le forum du Cercle d'Atuan, j'avais vu la question passer, concernant la littérature jeunesse (et pourtant cest un forum de l'imaginaire) c'est marrant de voir que pour certains, l'expression "c'est de la littérature de jeunesse" est un argument ;)
    Concernant les deux questions délicates, oui, il faut rester professionnel. Ces gens n'ont pas envie de nous voir nous attendrir. Je rapproche souvent au choix d'un cercueil : les gens n'ont certainement pas envie de voir le professionnel des pompes funèbres en face d'eux, fondre en larmes. Je n'avais jamais travaillé en contact direct avec du public (toujours en B2B business to business) jusqu'à présent (et non je ne travaille pas du tout dans ton domaine hein, mais c'est aussi applicable), et je trouve que c'est incroyablement enrichissant et très gratifiant : le "merci" est direct et fréquent :)

    RépondreSupprimer
  9. Hey beh! Je ne pensais pas que ce billet susciterait autant de réactions! :D Merci à tous!

    @Cassie : Merci beaucoup! Je vais faire de mon mieux pour devenir indispensable et décrocher un contrat! ^^

    @Sarah Cassa : La bibliothèque aussi ce doit être passionnant! Je pense que j'aurais pris cette voie si je n'avais pas trouvé mon super Master! ^^ J'espère que la suite te plaira :)

    @Praline : Je ais bien que les gens de Lettres Classiques ne sont pas élitistes (enfin, pas tous, hey hey!), c'est juste des petites piques qu'on s'envoie de formation en formation! ^^ Rien de méchant. Les librairies qui te disent de te démerder ça me @!*$#! Faites votre travail bande de nazes! Il faut soutenir les petites librairies choupies qui font tout bien comme il faut! C'est important!

    @Sarah : Merci poulette! <3 Je ne savais pas que j'aimerais autant mon expérience en librairie. Je compte les jours jusqu'à mon prochain stage avec impatience. Bravo pour l'hippopotame! Moi j'ai dû emballer "Le plus grand livre du monde" et ce ne fut pas une mince affaire! XD La littérature de jeunesse va se battre contre ces préjugés, tu vas voir, elle ne se laissera pas faire! è_é

    @Céline : C'est non seulement épanouissant, mais en plus les jours ne se ressemblent pas! Je pensais avoir à ouvrir des cartons à longueur de temps, j'ai adoré avoir ces petits défis quotidiens pour répondre à la demande des clients! ^^

    @Camille : J'ai côtoyé plusieurs bibliothécaires à la librairie et je suis vraiment curieuse, j'aimerais beaucoup comparer les deux métiers, ce doit être rigolo! J'ai toujours été fascinée par les bibliothèques, je ne comprends pas pourquoi les gens n'y vont pas plus!

    @Sylly : C'est affreux ce snobisme de ceux qui pensent que la littérature est réservée à une bande d'initiés, rares et exceptionnels... Comment veulent-ils que les livres restent cools? Je pense que la librairie traditionnelle est en crise, et que justement, pour s'en sortir, elle doit faire valoir son côté partage et rencontres. Les librairies qui fonctionnent (parfois vraiment très bien) sont celles qui organisent des dédicaces, des expos, des rencontres, des book clubs... C'est important de n'être plus seulement que "la boutique de livres" mais de mettre en avant toute la richesse et la potentialité des rencontres qu'on peut faire à travers la lecture. On peut ouvrir une librairie et se débrouiller pour qu'elle marche, à condition d'en faire un endroit exceptionnel! ^^

    @Acr0: Que disaient-ils exactement, sur ce forum? Que c'était de la sous-littérature? (Ils veulent tâter de mon marteau?) Travailler directmenet avec d'autres êtres humains, je trouve que c'est ce qu'il y a de plus enrichissant, mais c'est peut-être aussi un peu dangereux : j'ai failli froisser deux ou trois fois des clientes un peu difficiles ou qui n'avaient pas beaucoup de sens de l'humour, ça demande de la diplomatie et une maîtrise totale de l'art de la pirouette! ^^

    RépondreSupprimer
  10. Moi j'ai tout lu. Et quel succès ! Tous ces commentaires ! c'est la folie ! XD
    J'ai eu plusieurs expériences de librairies. D'abord à Château-thierry, chez le liseur, dont le logo était celui du Chat Noir de Stenlein, qui me poursuit toujours aujourd'hui, et devant la vitrine de laquelle je passais 4 fois par jour, en la dévorant des yeux !
    Puis, j'ai eu 3 révélations, à Paris. LA librairie de fantasy, où le monsieur a lu tous les livres qu'il vend et te trouve des livres épuisés depuis 10 ans en rayon, et deux librairies spécialisées dans le cinéma et le cinéma d'animation( !!!!). des "dreams come true". Bref, moi ça me fait bien plaisir que tu bosses dans une librairie parce que comme ça, j'ai plein de livres !! :D

    RépondreSupprimer
  11. Les gens veulent peut-être des livres à eux, c'est peut-être pour ça qu'ils ne vont pas en bibliothèque!
    J'aime bien aussi faire des accueil de classe! Leur donner envie de lire c'est génial! ça ne fonctionne pas toujours mais bon!

    RépondreSupprimer
  12. Généralement, l'humour prend bien :)
    Alors je suis mauvais langue car le topic n'est pas sur Le Cercle d'Atuan (je m'étonnais aussi, puisque je le fréquente) mais sur le forum de Planet SF. Après les propos n'étaient pas virulents, personne n'a jeté aucun livre au pugilat. Mais je t'avoue que je suis tombée sur le fil juste après mon inscription, cela m'a bien refroidie (et je n'y mets plus les pieds). Après, si mes souvenirs étaient bons, c'était surtout des hommes qui disaient n'avoir aucun intérêt pour la litt jeunesse (...)

    RépondreSupprimer
  13. Un billet bien intéressant pour un métier qui doit l'être également ! J'aime ton approche, très humaine et abordable car cet élitisme se retrouve dans de nombreux domaines, comme l'enseignement pour mon expérience, et c'est bien regrettable !

    RépondreSupprimer
  14. Ca donne très envie tout ca :)

    Je t'envie, moi j'ai pas de trucs qui me fasse vibrer autant, ca me rend hyper triste parfois v__v

    RépondreSupprimer