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mercredi 13 juillet 2016

"J'ai déjà un nom, vous savez, et si vous voulez que je vienne quand on m'appelle, ce serait peut-être mieux de l'utiliser."



Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d'un chouette petit roman à glisser entre les mains des jeunes lecteurs. Aujourd'hui, je vous parle de Crumble, écrit par Michael Rosen et illustré par Tony Ross, publié en français aux éditions Albin Michel dans la toute nouvelle collection Mes premiers Witty.

Quand Terri-Lee va à l’animalerie, elle pense naturellement pouvoir choisir le chien qui lui plaît et ne s’attend pas du tout à être choisie par celui-ci ! Mais Crumble n’est pas un chien ordinaire et il a quelques questions à poser à sa future maîtresse :
Combien de fois par jour comptes-tu m’emmener en promenade ?
Aimes-tu danser ?
As-tu l’intention de me chatouiller souvent ? J’adore ça !
Les réponses de Terri-Lee et ses pas de dance seront-ils suffisants pour convaincre Crumble d’être adopté ?

Quand deux pointures de la littérature jeunesse britannique se rencontrent et travaillent ensemble à un roman destiné aux jeunes lecteurs, ça donne un résultat largement au-dessus de nos espérances. Michael Rosen, poète et passionné de littérature jeunesse, est un grand monsieur à qui l'on doit, notamment, la merveilleuse Chasse à l'ours ou le très triste mais très beau Quand je suis triste, fait montre de son talent dans ce récit drôle et burlesque. C'est qu'un chien qui fait passer un entretien d'embauche à se future famille, c'est cocasse! 

Non seulement ce petit roman illustré rend compte de la responsabilité qui incombe à un enfant lorsqu'il réclame l'adoption d'un animal, mais il permet également de parler de respect envers les animaux et d'insister sur le fait que ce ne sont pas des jouets. Seulement, tout cela est fait avec humour et bienveillance, et l'entretien devient rapidement une joyeuse rencontre qui promet une belle amitié. C'est drôle, c'est frais, c'est surprenant et un peu barré, mais ça fonctionne!


Les illustrations dynamiques de Tony Ross, éminent illustrateur ayant collaboré avec presque toute la fine fleur de la littérature jeunesse britannique, permettent au récit de respirer et d'ajouter une dose de farce et de maladresse touchante.

En bref, un petit roman pétillant et renversant qui devrait séduire les lecteurs à partir de 7 ans!


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mercredi 6 juillet 2016

"Si les dieux ont jamais existé, ils nous ont abandonnés depuis longtemps!"

Selon de vieilles légendes, il existerait un monde au-delà de la matière. Un monde constitué d’êtres lumineux, sans lesquels cette matière resterait inerte. Ainsi, quand les territoires du Nord, jadis fertiles et florissants, se muent en terres arides où plus rien ne pousse, ces légendes resurgissent et les regards se tournent vers les dieux anciens... Jeune garçon dans la fleur de l’âge, Nils, accompagné de son père, tente d’élucider ce mystère. Il rencontre ainsi ces êtres lumineux, les âmes de la nature qui le guident jusqu’à un royaume voisin à la technologie avancée... Une quête qui bouleversera son existence.

zzzzzzzzLa collection Métamorphose de chez Soleil regorge souvent de petits trésors, et Nils ne déroge pas à la règle. Nous voilà plongés dans un univers mi-heroic fantasy, mi-merveilleux, mi-science-fiction (oui, ça fait trois demies, bravo Hermione, cinq points pour Gryffondor), où nous suivons les aventures du jeune Nils et de son père. Le monde dans lequel ils vivent est frappé d'un malheur : plus rien ne pousse, plus rien ne naît, la nature s'éteint petit à petit. Le père de Nils, le savant du village, a décidé de partir explorer les territoires alentours pour essayer de trouver la cause de ce fléau. Il promet à son fils qu'ils en profiteront pour lui trouver un faucon, animal de compagnie fidèle et chasseur hors paire dont rêve Nils depuis longtemps.


Ce voyage initiatique prend évidemment des allures très classiques au premier regard : le jeune héros insouciant se retrouve malgré lui embarqué dans des aventures qui le dépassent, à devoir affronter des ennemis et surmonter des obstacles auxquels rien ne le préparait. Mais toute la force de ce récit mené par Jérôme Hamon réside dans l'univers qu'il a bâti et dans les personnages qu'il a construits. De l'espiègle Nils, Alba l'effrontée ou Ruben le clairvoyant, ils sont tous très attachants. Leurs personnalités les rend tout à fait crédibles et on s'étonne de découvrir que la bande dessinée ne fait que 52 pages, tant on a l'impression de bien les connaître.


On ne s'étonnera pas d'apprendre qu'un tel récit s'attaque au thème de la nature face à la technologie, sujet ô combien traité dans la littérature, mais qui prend ici un petit air à la Myiazaki (décidemment, il est partout, celui-là!) rafraîchissant, teinté d'épique. Antoine Carrion illustre avec talent le récit. Vous connaissez mon amour des belles images ; je suis tombée sous le charme de ce récit aux teintes froides et dures, au dessin ciselé et au découpage précis et dynamique.


Certes, ce tome est avant tout un tome d'introduction qui a pour mission de poser les bases de cet univers et de lancer les aventures de Nils et ses compagnons, mais il promet de belles choses pour la suite. Une superbe découverte que je ne saurais trop vous conseiller!


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