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vendredi 22 avril 2016

"Dans le cœur des parents il n'y a jamais de problème de place. C'est grand comme le ciel."






L'arrivée d'un petit frère ou d'une petite sœur est toujours un bouleversement dans la vie d'un enfant. Et je sais de quoi je parle, car j'ai hérité de deux petites sœurs charmantes, drôles, envahissantes et uniques. Je jette toujours un œil aux productions parlant de fraternité, et j'ai eu un petit coup de cœur pour cet album. Un amour de petite sœur, par Astride Desbordes et Pauline Martin, est paru chez Albin Michel Jeunesse en mars dernier, et c'est un petit trésor.







Le jeune Archibald apprend qu'il va être grand frère. Ce petit garçon à la fois curieux, enthousiaste et dubitatif nous raconte l'arrivée de sa petite frangine à travers ses mots d'enfants, clairs, simples, et pourtant profond.

La petite sœur n'a pas de prénom. C'est "sa" petite sœur, sa place dans la famille est ce qui importe le plus aux yeux du jeune narrateur, qui du coup met en avant sa place à lui, celle du grand frère. Et ce nouveau duo est le moteur de situations jusqu'alors inédites dans la vie d'Archibald. Sa petite sœur prend parfois sa place dans les priorités des parents. Il n'est plus tout seul pour affronter la peur du noir. Et puis surtout, une petite sœur, ça grandit, et les jeux deviennent deux fois plus chouettes!


C'est très simple : le "je" devient "nous", et la vie s'enrichit de moments de complicité, de chicanes et de tendresse. Tendresse d'ailleurs mise en valeur par les illustrations légèrement pastelles et d'une apparente simplicité, fonctionnant en doubles pages, celle de droite complétant toujours le propos de celle de gauche. Les couleurs s'inversent, les mots se complètent, la sœur est tour à tour agaçante, bruyante, complice, étonnante, absente, trop présente et au final, on fait le tour du sujet avec cette petite conclusion touchante:

"Ma petite sœur, j'aimerais bien qu'elle ne grandisse pas trop quand même.
Car ce que je préfère avec ma petite sœur,
c'est être son grand frère."


Un très bel album beaucoup plus riche qu'il n'en a l'air que je conseille non seulement aux parents d'un futur grand frère ou d'une future grande sœur, mais aussi aux amateurs de jolies choses bien dites! 




Petite information supplémentaire, cet album est la suite d'un premier, intitulé Mon amour, des mêmes auteurs, où Archibald questionne sa maman sur l'amour qui relie les parents et les enfants. Je vous le recommande chaudement!






mardi 19 avril 2016

"On ne dit pas non, on ne dit pas oui, on réfléchit."

Ahem je prends le challenge Avril en Albums un peu en retard : nous sommes déjà le 19 et les aléas de l'existence m'ont tenue à l'écart de mon blog adoré pendant les trois premières semaines du rendez-vous! Mais qu' cela ne tienne, je compte bien me rattraper dans les dix jours qui restent! A la une, à la deux... C'est parti!

Gaspard fait un caprice comme savent si bien le faire les enfants. Il veut un animal. N'importe quoi. Un poisson, un chinchilla, un canari, un hippopotame... Mais bien sûr, pour ses parents, c'est hors de question. Gaspard insiste. Papa et Maman tentent de rester zen et, le yoga aidant, finissent par trancher: "On ne dit pas non, on ne dit pas oui, on réfléchit." Pas dupe, Gaspard se met à râler quand soudain, son rêve se réalise. Mais oui, ce sont bien des poux qui grouillent sur son crâne! Est-ce qu'il peut le garder?

Je veux un animal de Géraldine Collet et Marie-Anne Abesdris, aux éditions Frimousse, est un chouette petit album sur un sujet quasi-universel : l'amour des enfants pour les petits bêtes et l'obstination dont ils font preuve pour faire céder leurs parents.

Le texte de Géraldine Collet est musical, rythmé, amusant tant à lire qu'à écouter. Une jolie trouvaille qui devraient amuser les petits découvrant la richesse du langage et les grands qui se sentiront obligés de jouer le jeu et adapter leurs voix.



Les illustrations sont hyper colorées : les personnages, dépeints d'une seule couleur qui change selon leurs émotions, sont avant tout des silhouettes faciles à reconnaître et un peu tordues, ajoutant au livre un coté rigolo. Marie-Anne Abesdris a réussi à dépeindre l'agacement, la colère, le calme et la peur avec brio, et l'on tourne les pages avec ravissement devant l'apparente simplicité du texte et des images.

Une chouette petite histoire en forme de fable qui dit presque aux parents de céder : peut-être vaut-il mieux que Gaspard adopte un poisson plutôt qu'il s'amourache de parasites, non? Un album coloré et drôle qui devraient plaire au plus grand nombre.


vendredi 1 avril 2016

Avril en Albums 2016, c'est parti!


Et c'est parti pour un mois de fête autour des albums!

Pour la seconde année consécutive, je vous invite à partager, discuter et échanger autour d'un genre littéraire trop peu représenté dans la blogosphère, à nommer l'album. Ce texte hybride, entre histoire, illustration et jeu, est souvent le premier livre que l'enfant tient entre ses mains, et c'est par lui qu'il découvre la littérature. D'une importance considérable et très populaire en médiathèque, il est souvent boudé des chroniqueurs et blogueurs. Avril en Albums, c'est bousculer les habitudes et le mettre au coeur des blogs le temps d'un mois!

Vous voulez participer? C'est toujours possible! Cliquez ici pour accéder au descriptif de l'événement et vous inscrire. Vous n'avez pas de blog? Participez sur les réseaux sociaux avec le hashtag #AvrilenAlbums! Vous avez jusqu'au 10 avril!

Cette année, sur Pilalire, en plus d'une quinzaine de chronique indépendantes, je vais vous proposer quelques interviews et des petits événements pour célébrer ensemble l'album. Restez à l'affût!

Allez, rendez-vous très très vite pour les premiers articles!