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vendredi 18 septembre 2015

"What the devil is wrong with you, men?!"



C'est un livre que j'avais dans mes étagères depuis 2010, c'est un livre qui raconte comment Peter Pan est devenu Peter Pan (et vous savez comme j'aime Peter Pan!), c'est un livre en anglais... Et pourtant, voilà ma chronique de Peter and the Starcatchers (Peter et la poussière d'étoiles chez Albin Michel) de David Barry et Ridley Pearson, ou le récit d'une déception.

Orphelin des rues de Londres, Peter est embarqué de force sur le Never Land, un navire miteux convoité par le cruel pirate Black Stache. À bord, la jolie Molly lui confie le secret du Never Land : dans un coffre gardé jour et nuit repose un merveilleux pouvoir, la poussière d'étoiles, qui permet de voler. Fasciné par ce mystère, Peter ne sait pas encore qu'il deviendra grâce à elle le plus grand héros du Pays imaginaire...

Bon, avant toute chose, passons sur le fait que l'auteur de Peter Pan avait déjà écrit l'origine du personnage dans la merveilleuse nouvelle mélancolique Peter Pan dans les jardins de Kensington, et que cela n'a absolument rien à voir avec ce que l'on trouve dans ce roman de 2008. Mais soit, la réappropriation d'un récit bien connu de tous est toujours intéressante, plongeons-nous donc dans ce récit qui sent bon les embruns, la poudre à canon et le manque d'imagination.

Le jeune Peter et ses copains de l'orphelinat sont embarqués sur le navire miteux qu'est le Never Land, destinés à être offerts comme serviteurs à un exotique prince au-delà des mers. A bord, une malle mystérieuse intrigue le jeune garçon, qui découvre rapidement qu'elle contient de la poussière d'étoile, une denrée rare et magique pour laquelle deux sociétés secrètes s'entretuent depuis la nuit des temps. Une représentante de l'une de ces sociétés, les Starcatchers (chasseurs d'étoiles, alias "les gentils") est à bord : c'est la jolie Molly, fille de l'ambassadeur, devant qui Peter ne reste pas indifférent. Seulement, cette malle aurait dû être à bord d'un autre navire, et en plus, il y a le terrible Black Stache, pirate sanguinaire à l'haleine putride, qui a entendu parler d'un trésor à la valeur incommensurable et a pris en chasse le Never Land. C'est alors une grande course-poursuite à travers les mers qui a lieu entre le Never Land, le Wasp (le navire où se trouve l'ambassadeur et où devrait se trouver la malle) et le Sea Devil, le bateau de Black Stache.

Et si au bout d'un moment les trois navires s'échouent sur une île habitée par un crocodile énorme et des autochtones dangereux, le schéma ne change pas. Le récit n'est qu'une longue course-poursuite où les trop nombreux rebondissements s'enchaînent à une vitesse indigeste, ne donnant qu'une envie au lecteur : poser le roman et ne plus jamais y jeter un œil. Car le problème d'une préquelle, c'est qu'on connaît la fin. On sait que Peter va finir par rester sur cette île et s'approprier d'une manière ou d'une autre la magie de la malle, lui conférant le pouvoir de voler et de rester éternellement jeune. Alors la multiplication des suspenses à deux ronds et des retournements de situations qui n'ont de spectaculaires que leur offensante simplicité rend la lecture ennuyeuse et donne le mal de mer.

Reprendre une histoire connue est difficile et délicat, notamment lorsqu'on se réapproprie des personnages au charisme si rayonnant qu'il est impossible de trop les changer. Du coup, Barry et Pearson se sont faits plaisir : la galerie de leurs personnages est fade, insipide, une bande de marionnettes suivant le fil de l'action sans réels motifs ni personnalités propres. Les seuls qui se détachent un peu du lot sont les personnages inventés pour servir l'intrigue, comme le second Slank et son homme de main Little Richard, ou encore le chef des Mollusks, la tribu qui vit sur l'île. Peter, Black Stache (le futur Crochet), Mouche, les autres orphelins, Molly (alias "l'autre Wendy"), tous ne sont que des coquilles vides sans âme. On ne s'attache aux personnages que parce qu'on y est déjà attachés. Très peu d'efforts de ce côté, donc.

Pourtant, il y a de bonnes idées dans Peter and the Starcatchers : on sent l'envie de donner une origine quasi-scientifique à la magie du Pays de Nulle Part avec cette histoire de poussière d'étoiles dotée de pouvoirs exceptionnels, on admire l'ingéniosité avec laquelle Peter s'allie avec les sirènes pour combattre les pirates, les thèmes de l'amour, de la jeunesse, de l'avarice sont en filigrane mais utilisés avec finesse... 

Dommage, donc, que cette expérience littéraire soit un tel échec. Je possède le second tome en français, et j'y jetterai un œil rapidement pour voir si les auteurs ont su donner plus de corps à leur travail, mais globalement, c'est une oeuvre dispensable, d'autant plus si vous connaissez déjà d'autres superbes travaux comme Les Terribles aventures du Capitaine Crochet ou la bande dessinée de Régis Loisel.

vendredi 11 septembre 2015

Coup de coeur vidéo - The March Family Letters

Je ne vous ai pas parlé de ma lecture de Little Women (plus connu sous le nom de Les Quatre Filles du Docteur March en français) de Louisa May Alcott, que j'ai lu il y a maintenant plus d'un an. Ce fut pour moi une découverte absolue, je ne connaissais de l'histoire que les bribes que j'en avais saisies à droite et à gauche à la télé ou dans des revues. J'ai beaucoup aimé suivre les aventures de cette fratrie de sœurs aux caractères tous bien trempés, dans une Amérique entre deux âges, essayant comme elles le peuvent de trouver leur place dans un monde qu'elles ne connaissent pas. Leurs petites aventures du quotidien, leurs disputes et leurs grandes joies m'ont émue et j'ai même pardonné le ton parfois trop moralisateur de certains épisodes tant je me suis attachée à Meg, Jo, Beth et Amy. Les voir grandir et mûrir est un véritable plaisir.

Mais aujourd'hui, je ne vais quasiment pas vous parler de ce livre. En effet, c'est d'une chaîne vidéo sur Youtube que je souhaite vous parler. Et pas n'importe laquelle : Pemberley Digital. Tenez bon, je vous explique!

Pemberley Digital est une chaîne américaine (avec de très bons sous-titres, parfois en français) qui s'est spécialisée dans l'adaptation de classiques littéraires sur ce nouveau support qu'est le vlog. Les personnages des romans tant aimés prennent vie devant la caméra dans notre monde moderne et les intrigues sont transposées dans notre monde occidental du vingt-et-unième siècle. 

J'avais déjà A-DO-RE leur première adaptation, celle d'Orgeuil et Préjugés de Jane Austen : The Lizzie Bennet Diaries. Elisabeth Bennet est une jeune étudiante en communication et marketing et se lance dans une chaîne de vlogs pour un projet universitaire. Elle y raconte sa vie, se grimant pour représenter ses amis, sa famille et son nouveau voisin, William Darcy, cet arrogant prétentieux et riche. C'est frais, c'est drôle, c'est addictif : je tombais amoureuse du concept et je dévorais l'intégralité des cinquante épisodes en deux nuits.

Ensuite, j'ai regardé Frankenstein MD, où la jeune Victoria Frankenstein, brillante interne en médecine aux ambitions démesurées, tient une chaîne de vulgarisation scientifique où elle espère pouvoir démontrer que redonner la vie à un cobaye mort est possible. C'est sombre, c'est glauque, c'est crédible et ça respecte l'oeuvre originale d'une façon surprenante. Je décidais de surveiller les nouveautés de Pemberley Digital.

Et là, j'ai dévoré en une soirée leur dernière série, The March Family Letters. Meg, Jo, Beth et Amy sont quatre sœurs coincées entre l'après-lycée et l'avant-vie-d'adulte. Leur mère a dû quitter la maison, elle a été déployée à l'autre bout du monde (elle est dans l'armée), alors les filles décident de lui envoyer régulièrement des vidéos pour lui raconter comment se passe la vie dans leur maison au fin fond du Canada. Première vidéo pour vous donner l'eau à la bouche:


J'étais un peu sceptique au début, notamment à cause de l'actrice qui joue Jo, qui a une bouche IMMENSE et on ne voit que ça, mais au final, j'ai été profondément touchée par cette série. Les créateurs se sont réappropriés ces quatre personnages d'une façon intelligente, moderne et drôle.
  • Meg, l'aînée, est à l'origine une jeune fille qui rêve de bals, de robes qui tournent et d'un chevalier servant aisé. Ici, c'est une étudiante en ingénierie qui sacrifie tout son confort et son bien-être dans l'espoir d'avoir un travail bien payé, et elle finit par découvrir que le bonheur est loin de se mesurer à la taille d'un compte en banque.
  • Jo est dans l'oeuvre originale une jeune fille libérée, qui n'hésite pas à se couper les cheveux courts et à réclamer de porter des pantalons, quitte à faire scandale dans le voisinage. Elle joue de son pseudo unisexe pour proposer à des journaux ses textes, dans l'espoir d'être publiée. Chez Pemberley Digital, elle est une fana de films d'action et travaille sur des courts-métrages en espérant les voir acceptés lors de festivals. Elle a des tatouages, elle est bruyante, elle se fiche des conventions filles/garçons et se complaît dans son rôle de garçon manqué.
  • Beth reste une jeune fille timide à la santé fragile, qui aime la musique et sait jouer de la guitare (elle joue du piano dans le roman). Mais c'est aussi un personnage qui souffre énormément d'anxiété, qui n'aime pas rencontrer des étrangers et qui essaie de vivre avec cette peur permanente dans les tripes.
  • Amy, enfin, la benjamine, est dans le roman comme dans la série une jeune fille qui fait tout pour briller dans l'ombre de ses sœurs. Elle conserve ici, dans la série de Pemberley Digital, son talent pour le dessin et son goût pour les mots improbables et le français, mais elle s'efforce également de se faire une place sur Youtube avec une chaîne de vlogs à elle et de devenir quelqu'un d'intéressant.
Et ça marche. Des sujets délicats et polémiques sont abordés sans tabous : la possibilité de l'amitié fille-garçon, l'homosexualité, l'anxiété, l'agoraphobie, l'introversion, la reconnaissance, la question du genre, la réussite sociale face à la réussite personnelle, la maladie... Si c'est parfois un peu téléguidé, ça reste drôle et frais, on s'attache éperdument à ces jeunes filles pleines de ressources, on apprend plein de choses en même temps qu'elles, et peut-être même qu'on les accompagne sans le savoir sur le chemin de l'âge adulte.

Je vous encourage chaudement à vous intéresser à cette série. Les sous-titres sont en anglais uniquement pour le moment, mais c'est assez accessible pour tout débutant un peu lacunaire!

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, et à très vite!

dimanche 6 septembre 2015

Dessin du mois - Le Petit-déjeuner parfait

Bon ce mois-ci je triche un peu, je vous met une illustration que je n'ai pas faite spécialement pour le blog... Mais c'est tiré d'un livre! Et pas n'importe lequel : Harry Potter! Donc ça passe? Vous me pardonnez? Voilà le bébé:

Aquarelle, feutres et crayons de couleur, format A4.

Et oui! Ce sont Minerva McGonagall et Albus Dumbledore profitant d'un chouette petit déjeuner dans la tour du directeur, sous le regard paisible de Fumseck. J'imagine la scène pendant les vacances d'été, quand le château est vide et qu'on peut s'y promener en robe de chambre.

Ce dessin est le premier d'une série sur laquelle nous avons décidé de travailler avec mon amie Agatha. Nous voulions mettre à l'honneur les belles histoires d'amitié dont la saga est remplie. Nous nous sommes donc donné chacune dix paires de potes potteriens (dites-le de plus en plus vite) dessiner, avec, à chaque fois, cinq éléments à caser par dessin. Ici, je devais absolument inclure Fumseck, des bonbons au citron, une souris mécanique, une théière et une grande plume.

Agatha avait déjà réalisé un premier dessin il ya trois ans, c'est vous dire à quel point je suis en retard. Je lui avais imposé Lavande Brown et Parvati Patil en pleine soirée pyjama, voilà ce qu'elle avait fait:

Cliquez pour voir en plus grand!

Voilà donc ma première participation. Qu'en pensez-vous? y a-t-il des personnages que vous adorez et dont vous regrettez qu'on ne les voie pas plus souvent sous le crayon des fanartistes? Quelles amitiés préférez-vous dans la saga?

jeudi 3 septembre 2015

Swap Victorien avec Raka

J'ai fait il y a quelques mois un autre swap, cette fois-ci avec Ra Ka sur le forum Livraddict! Le thème: l'époque victorienne. Ra Ka et moi partageons beaucoup de choses, comme notre amour de la langue de Shakespeare et le thé, ce fut un plaisir de se découvrir l'une l'autre et de concocter les petits paquets que nous nous sommes envoyés.

Enfin, "petits" paquets... En fait Ra Ka est une grande tarée et j'ai reçu trois fois mon poids en cadeaux, à peu près. Je me suis sentie tellement nulle en ouvrant un à un toutes les petits trésors qu'elle avait choisis pour moi! J'espère un jour pouvoir lui rendre la pareille...

Allez, sans plus attendre, je m'en vais vous faire baver et vous faire un petit reportage photo!

Le paquet m'a fait un peu peur, déjà, il était énorme, mais aussi, il était un peu cabossé. J'espérais que tout serait nickel dedans et que rien n'aurait coulé/explosé/cassé!



A l'ouverture, du papier de soie violet et une petite lettre... J'ai eu une liste d'indices pour deviner ce qui se trouvait dans chaque paquet et pour que Ra Ka m'explique pourquoi elle avait choisi ces cadeaux-là! J'ai aussi eu une superbe carte que j'avais déjà repérée plusieurs fois dans des papeteries et que je n'avais pas. Un éléphant, du thé, un gilet avec montre à gousset... Tout pour me plaire!

Regardez-moi un peu touuuuus ces paquets!!! Ils étaient numérotés pour que je les ouvre dans un ordre précis, et je me suis prêtée au jeu avec plaisir... C'est parti maintenant, je vous montre tous mes trésors!

Tellement de bonnes choses à manger et à boire que j'en ai encore! Du chocolat, des gaufres (Ra Ka vit à Bruxelles :p), des bonbons, du thé... De quoi me faire de superbes tea times pendant longtemps!

Des marques-page magnétiques tout doux aux motifs délicieusement surannés, des post-it tout mignons en forme de lapins, une petite carte faite main citant Peter Pan ( <3 ) et mon prénom en Arabe.

Des produits de beauté, des trucs qui sentent bons, de l'encens, des boucles d'oreille faites maison (!), un baume pour le corps... Bref, Ra Ka a vraiment voulu me faire un petit kit complet pour des soirées relaxation détente.

Et bien sûr, ce qui vous intéresse le plus, des LIIIIIIVRES AAAAH! Elle a choisi pour moi deux titres à me faire découvrir: A great and terrible beauty de Libba Bray, et Black Beauty d'Anna Sewell, que je ne connaissais pas du tout. Et puis dans ma wish-list, elle a pioché The Clockwork Scarab de Colleen Gleason (une enquête menée par des descendantes de Sherlock Holmes et Bram Stoker!), et surtout, surtout, le merveilleux Miss Charity de Marie-Aude Murail, que je veux lire depuis tellement d'années que je ne les compte même plus...! Je vous laisse imaginer ma tête en déballant tout ça, et oui, je l'avoue, il y eu un peu de gloussements et de bave.

Mais ce n'est pas tout! Ra Ka m'a aussi fait un petit "paquet dans un paquet" avec une sélection de choses délicieuses pour me faire partager son amour pour son pays d'origine, le Maroc. Deux thés (qui sont SUCCULENTS), une bougie, de l'huile d'argan et un roman, Sur ma mère de Tahar Ben Jelloun. Une excellente surprise!

Enfin, Ra Ka a également pensé aux deux êtres qui partagent ma vie, mon choubidou (avec un gel douche et un masque hyper virils) et mon petit chat (avec des pâtées et une boîte de douceurs irrésistibles). Quand je vous dis que cette fille est folle!

Voilà à quoi ressembla mon canapé une fois que j'eus tout déballé. Impressionnant, n'est-ce pas? :D

Merci encore à LecturesenB pour avoir organisé ce swap, et surtout à Ra Ka pour toutes ces merveilles. Je suis vraiment ravie d'avoir pu faire ta connaissance et j'espère continuer à papoter avec toi encore longtemps!

mercredi 2 septembre 2015

"Tant de bonheur, ça ne peut pas durer."


Il y a des bouquins dont on retarde la lecture pendant des mois, parce qu'on sent qu'on va adorer, qu'il faut le conserver pour un moment magique, une bulle de temps précieuse où on pourra déguster les pages... Et puis en fait, une fois le livre terminé, on se retrouve presque déçu. L'histoire d'une jolie désillusion avec Jonah de Taï-Marc Le Thanh, édité chez Didier Jeunesse.

"Depuis que je te connais Jonah, je sais que tu es un enfant exceptionnel." M. Simon, le directeur de l'orphelinat, ne croit pas si bien dire. Arrivé à l'adolescence, les qualités surnaturelles de Jonah vont susciter l'intérêt d'une mystérieuse société secrète... Quand le jeune garçon disparaît soudainement, Steve, Fillipus, Robert et Alicia décident de s'enfuir pour retrouver leur ami.

Jonah est une aventure étrange et poétique, mélange de road-trip, de course-poursuite à l'américaine et de conte de fées, au style éthéré et poétique, avec des scènes d'action spectaculaire, dans un univers très flou. 

Si l'on se laisse volontiers séduire par les personnages - M.Simon, le directeur de l'orphelinat tendre et mélancolique, Steve, Robert et Fillipus, les trois copains de Jonah attachants, drôles et baroudeurs, ou Alicia, la douce jeune fille muette qui brille par ses sourires - il est difficile de suivre le fil de l'intrigue.

Tout débute avec la naissance de Jonah, un petit garçon orphelin, né sans mains, qui décide dès son premier souffle de refuser le malheur et la tristesse. Sa présence à l'orphelinat est quasiment magique, car le bâtiment qui pourrait être lugubre et glauque est un véritable concentré de rires, de chansons et de bonne humeur. Il s'attire la sympathie de tout le monde par sa curiosité, son intelligence, et par son adresse à vivre sans mains. Mais Jonah a aussi un secret : deux petites voix dans sa tête, autonomes, l'aident, le conseillent et le protègent, et découvrent peu à peu qu'elles existent car Jonah a des pouvoirs particuliers. Après un accident qui le mènera à l'hôpital faire un scanner, le jeune garçon se retrouvera poursuivi par une organisation secrète qui repère les jeunes gens comme lui. Ses amis partent à sa recherche, Jonah s'enfuit, il y a des tas de rebondissements et des surgissements de nouveaux personnages... Et on s'y perd.

Je crois que ce roman divise les gens. D'un côté, ceux qui ont adoré ce ton de conte pour traiter d'une histoire de fantasy contemporaine sur fond d'enquêtes et de sociétés secrètes. De l'autre, ceux qui ont eu du mal à s'y retrouver dans le mélange des genres, et je fais partie de cette seconde moitié de lecteurs. Pourtant, j'avais vraiment envie d'adorer! Mais le charme n'a pas pris.

Certaines scènes d'action sont gratuites et trop longues, les explications à certains événements complètement what-the-fuckesques, Jonah si incroyable et parfait qu'il m'en apparût presque fade, l'univers trop flou et l'aller-retour incessant entre le ton du conte et celui de la course-poursuite de série télé indigeste. 

Mais j'ai aussi adoré les personnages secondaires, l'écriture poétique et pleines d'images qui font gonfler le cœur, le contrepied pris face aux romans pour ados du même genre.

Du coup, j'ai déjà acheté le tome 2, histoire de donner une seconde chance à cette série et peut-être enfin comprendre ce qui a fait de Jonah un petit phénomène dans la littérature jeunesse contemporaine.

Et vous, avez-vous lu Jonah? Qu'en avez-vous pensé? Me conseillez-vous d'autres séries du même genre?

mardi 1 septembre 2015

Back on track!

J'ai pris le temps de m'installer dans mon nouveau nid douillet, de voir mes amis, ma famille, de prendre le soleil... Il est grand temps de se mettre en mode rentrée! J'ai un planning bien rempli pour quelqu'un qui cherche du travail... Parlons-en un peu!

Tout d'abord, je m'en vais aujourd'hui même démarcher toutes les librairies de Rennes dans l'espoir de trouver quelque part une petite place pour moi... Croisons les doigts et gardons espoir! Et puis si ça n'aboutit pas, j'ai prévu d'élargir mes recherches... Si jamais vous avez des conseils ou un bon plan, je prends.

Ensuite, je commence sérieusement à monter un projet qui traîne dans ma tête depuis des mois maintenant... Vous devriez en savoir plus d'ici quelques semaines. Un indice? Vous allez finir par en avoir marre de ma tronche.

J'ai bien avancé sur la pilalire de l'été, je me donne jusque fin septembre pour l'avoir terminée! Il me reste la moitié à lire, je ne sais pas trop si je vais y arriver... Je vous tiens au courant.

Dans les jours qui viennent, je vais surtout vous parler de mes lectures BD de l'été, dont de grands coups de cœur!

Je serai présente les 12 & 13 septembre prochains au Festival Harajuku à Paris Bercy avec mon stand Obscurus Presse. Le collectif de dessin auquel je participe, Mutatis Mutandis, y sera également (je sors un petit artbook, des badges et des illustrations!). Je vous invite donc à venir dans le coin si vous voulez papoter de livres, découvrir mes dessins ou mon travail dans le monde magique d'Harry Potter!

Et enfin, je tiens à dire que j'ai réussi à faire lire toute ma petite famille cette année! Ma maman avec le premier tome du Paris des merveilles de Pierre Pevel, mon papa avec Hunger Games, et mes sœurs avec Hunger Games, Peter Pan et Le Trône de Fer. J'ai l'impression d'avoir réussi à accomplir une mission difficile.


A demain pour le retour des chroniques!