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mardi 29 juillet 2014

Est-ce qu'on peut dire que ma carrière commence?

Dans l'espace intersidéral qui sépare ce billet du précédent se sont passées beaucoup de choses. Et pour une fois, je vais vous mettre au point sur mes avancées professionnelles!

J'ai fait mon second stage dans la librairie jeunesse dont je voulais avais parlé dans ce billet, ce qui m'a encore confortée - si j'en avais besoin - dans le choix que j'ai fait de vouloir me lancer dans cette profession. J'ai ensuite (peu) travaillé sur mon mémoire pour finir par décider de le rendre début septembre (à l'heure actuelle, il a très peu avancé). Et puis début juillet je suis partie vendre mon âme à Mickey pour un été de plus - le dernier, je me l'étais promis!

Cela faisait deux semaines que je vendais des glaces, sodas et autres gaufres hors de prix dans le parc d'attractions quand j'ai postulé, dubitative, à une annonce qui traînait sur Internet depuis mai. Le lendemain, la responsable m'appelle. Le surlendemain, je fais un aller-retour à Lille pour passer un entretien. 

Je suis prise.

Cela va faire aujourd'hui deux semaines que je remplace la vendeuse du rayon jeunesse d'une grande surface culturelle dans la région lilloise. La demoiselle est en congé maternité et l'équipe du magasin avait beaucoup de mal à pallier à son absence, ce qui explique mon embauche presque instantanée. J'ai eu très peur au début d'être lâchée dans la nature, avec des cartons à ranger et un logiciel à maîtriser, mais non. On m'a aidée à m'adapter au rythme du magasin, on me laisse prendre possession des rayons et décider de beaucoup de choses.

Je ne m'occupe pas:
- de recevoir les représentants. C'est la responsable du magasin qui s'en charge. D'abord, parce que j'aurais du mal à me représenter les quantités et les types de livres dont le magasin aurait besoin, et ensuite parce que ce n'est pas moi qui gère les sous!

- de gérer les sous (du coup), donc aucun stress lié aux comptes et au rendement!

- de faire les réceptions de cartons : il y a des employés entièrement dédiés à cette tâche.

Du coup, en résumé, mon travail, c'est de lire les livres, les ranger, faire de beaux rayons, conseiller les clients, passer des commandes et renvoyer les vieilleries. 

Et je m'éclate. Mes trente-cinq heures de présence dans le magasin passent en quelques instants et je prends un véritable plaisir à avoir des responsabilités. Le rayon représente, en terme de quantité de livres, quatre fois (au moin) ce qui se trouvait dans la librairie où j'ai fait mon stage, et il y a du travail. Mais je pense m'en sortir, et je suis ravie!

Il y a quelques petites choses qui font froncer le nez à l'amoureuse des petites maisons d'édition que je suis, comme le grand rayon entièrement consacré à Disney, les deux espaces "filles" et "garçons" qui se font face ou bien l'importance accordée en rayon aux vieilleries comme le Club des Cinq ou Fantômette. Très peu de choses publiées par les Editions des Grandes Personnes, les Fourmis Rouges ou Memo... Je vais tenter d'y remédier avec mes petits moyens, cependant, et puis je suis sûre que ce genre d'expérience va me permettre d'élargir mon horizon et de mieux embrasser la profession!

Voilà pour mon petit check-up semi-annuel. Je vous tiens au courant avec plein d'anecdotes bientôt!

6 commentaires :

  1. Je suis ravie que tu t'éclates :) Ah, les livres traditionnels (Club des Cinq, etc.) et les espaces fille/garçon marketing-és à mort ont la peau dure.

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  2. Furet ou Fnac ? Je préfère nettement plus la petite librairie jeunesse dont tu parles et que je vais m'empresser d'y aller avant qu'elle ne ferme pour les congés... et cela en grande partie à cause des rayons jeunesses des grandes surfaces culturelles trop commerciales à mon goût !
    Mais contente pour toi (je me permets le tutoiement) pour ce nouveau boulot, toujours en rapport avec les livres ;)

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  3. Merci les copines! :D

    Acr0 : Ils ont la peau dure parce qu'on continue de les montrer. Généralement ce sont des achats compulsifs et les gens les achèteraient beaucoup moins si on les voyait beaucoup moins è_é m'enfin! Je survivrai! ^^

    Lizouzou : Ni l'un ni l'autre! :D C'est un espace culturel lié à une marque d'hypermarchés (tu vois laquelle? :p). Moi aussi je préfère la petite librairie jeunesse, mais j'ose espérer qu'en embauchant des libraires ils soient prêts à faire quelques changements. J'ai déjà commandé des choses un peu underground avec la ferme intention d'en faire profiter mes clients! ^^

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  4. Que de bonnes nouvelles tout ça :) Toute expérience est bonne et enrichissante, et même si tu n'a pas forcément beaucoup de marge de manœuvre pour sortir un peu des stéréotypes qui ont effectivement la peau dure dans ce genre de structure, c'est en faisant de petits ronds dans l'eau qu'on finit par faire des vagues ;) <En tout cas ton enthousiasme est palpable et ça fait plaisir à lire !! :D

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  5. Oh c'est génial ça! J'espère que tu vas pouvoir mettre en avant des livres qu'ils ne mettent pas assez en avant dans ce genre de magasins... Comme les magnifiques albums jeunesse qui existent et qu'on en trouve pas quand on habite en province! :)
    Tu dois te faire plaisir!

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  6. Sarah : En un mois que j'y suis j'ai pu commandé des trucs qu'ils avaient presque automatiquement retournés et les vendre like a boss, donc je pense que la chef est très ouverte à condition qu'on fasse du chiffre! XD Plus le temps passera plus j'aurai de marge de manoeuvre... Même si mon rayon Disney ne disparaîtra jamais. M'enfin. Il en faut pour tous les goûts! :D

    Camille : Beh j'essaie en tous cas! Pis comme dit plus haut, ma chef est relativement cool et la clientèle très sympa, donc je fais mon petit bonhomme de chemin bouquin après bouquin! Je vais devoir me pencher à fond sur le rayon albums, il n'est pas très bien fichu et il manque des choses incontournables!

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